Commémoration à Kinshasa de la 14ème Journée mondiale de lutte contre le paludisme

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Kinshasa, 25 avril 2021 (ACP).- Le ministre sortant de la Santé, le Dr Eteni Longondo a déclaré, dimanche, au Kempeski Fleuve Congo hôtel de Kinshasa, que le but de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme est de faire connaitre et comprendre cette maladie et de fournir des informations sur une mise en œuvre soutenue tout au long de l’année des stratégies nationales pour la lutte antipaludique, notamment des activités communautaires de prévention et de traitement du paludisme dans les zones endémiques.

Il l’a dit lors de la célébration nationale de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme placée sous le thème « Zéro Paludisme-Tirer un trait sur le paludisme » commémorée le 25 avril de chaque année.

Le ministre Eteni Longondo a félicité et remercié les partenaires d’appui technique et financier qui accompagnent la RDC dans cette longue lutte.

Aussi, il a reconnu les progrès historiques réalisé mondialement dans la lutte contre cette endémie en sauvant des millions de vies. Cependant, la moitié de la planète est toujours exposée au risque de contracter cette maladie évitable et traitable, qui coute la vie à un enfant toutes les deux minutes.

Le ministre de la Santé a indiqué que la RDC s’engage à tirer un trait final sur le paludisme et à offrir aux générations futures un Congo sans paludisme. Aussi, a-t-il indiqué que le gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, a réalisé d’énormes progrès, notamment la mortalité réduite, les ressources financières mobilisées, les prestataires formés, les intrants disponibles dont la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action (MIILDA), les médicaments, sans oublier la volonté politique.

Le délégué de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Bakary Sambou a expliqué que le thème « Zéro paludisme-Tirer un trait sur le paludisme » a été retenu pour l’édition de cette année en partant du principe selon lequel chaque cas est évitable, et chaque décès lié au paludisme est inacceptable.

En 2019, la région africaine de l’OMS a concentré 94% de 229 millions de cas et 409.000 décès imputables à cette maladie. Il y a eu toutefois, des progrès appréciables réalisés dans la riposte au paludisme dans toute la région africaine.

De 2000 à 2019, l’incidence du paludisme a baissé de 29% et le nombre de décès a diminué de 60%. Plus de 1,2 milliard de cas et 7,1 millions de décès ont été évités dans cette région.

Pour le directeur du Programme national de lutte contre le Paludisme (PNLP), le Dr Eric Mukomena Sompwe, le défi lié au paludisme en RDC est encore immense compte-tenu de  l’augmentation du nombre de cas et de la prévention qui demeure encore faible.

C’est ainsi qu’il appelle la population à s’imprégner de l’assainissement des ménages et de l’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action (MIILDA). La lutte contre le paludisme, a-t-il dit, n’est pas seulement médicale, mais elle doit être multisectorielle car l’habitat, l’environnement et l’éducation ont tous un mot à dire pour enfin vaincre définitivement cette maladie. ACP/KOKO Kindja /TW