L’ICCN installe une cellule des droits humains dans les aires protégées

0
234

Kinshasa, 25 Avril 2021 (ACP).- Le directeur général de l’Institut congolais de conservation de la nature (ICCN), Cosma Wilungula, a procédé vendredi à Kinshasa, à l’installation de la Cellule des droits de l’homme pour lutter efficacement contre les différentes violations des droits humains dans et autour des aires protégées gérées par cette structure, indique un document de cet institut parvenu samedi à l’ACP.

La source note qu’après plusieurs dénonciations sur la violation des droits humains par les agents éco-garde, il était nécessaire d’appliquer les principes du respect des droits de l’homme dans les aires protégées de la République démocratique du Congo(RDC), ajoutant que plusieurs rapports ont pointé ces derniers du doigt comme des responsables de beaucoup d’abus dans l’exercice de leur travail. D’où l’opportunité de trouver «un mécanisme de vérification de ces accusations», précise-t-elle.

M. Wilungula a, à cet effet, indiqué que les actes qui sont posés à tous les niveaux dans les aires protégées sont maintenant jugés parce que les peuples autochtones et les communautés locales participent à cette conservation, avant de soutenir que l’ICCN ne pouvait pas rester sans imaginer des mécanismes de lutte contre ces différentes accusations qui sont de fois gratuites.

Cependant, la mission assignée à cette cellule des droits humains (CDH) est d’observer, d’évaluer, de former, de vulgariser et de sensibiliser les parties prenantes  à comment agir’ pour vivre le respect des normes des droits humains, lutter contre les actes de violations de ceux-ci dans les aires protégés de la RDC. La cellule aura également la mission d’enquêter sur toutes les actions taxables de violations des droits de l’homme, dans l’exercice des fonctions des agents éco-gardes ainsi que de réaliser des analyses des risques efficientes et utilisables, afin d’emmener les uns et les autres à respecter les droits des populations riveraines des aires protégées.

Le responsable de la cellule des droits de l’homme de l’ICCN, Georges Chirusha, a quant à lui, fait savoir qu’il y’a des personnes qui commettent des actes que l’on peut taxer de violation des droits de l’homme. Elles méritent la sanction de la loi. Créer une cellule chargée des droits humains, c’est chercher à juguler toute action de violation des droits dans les aires protégées.

La Cellule des droits de l’homme appelée à communiquer régulièrement sur les différentes actions à mener, bénéficie du soutien des partenaires techniques et financiers internationaux dont l’Union européenne, la «KFW», l’«USAID» et d’autres, conclut le document. ACP