Sud-Kivu : le Cadre de concertation de la société civile interpelle le gouverneur sur le respect des libertés publiques

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Bukavu 26 avril 2021 (ACP).- Le Cadre de concertation de la société civile et  la dynamique communautaire pour la cohésion sociale et le développement ainsi que les mouvements citoyens rappellent au gouverneur Théo Ngwabidje Kasi le respect des droits aux libertés publiques dans une récente déclaration conjointement signée  samedi dernier.

Ces structures citoyennes font savoir que leur déclaration est consécutive au constat amer observé sur la gestion de deux principales  institutions de la province, à savoir,   l’exécutif provincial et l’organe délibérant qui développent des thèses visant l’incompréhension au sommet de l’entité.  » Une analyse contextuelle de la province du Sud-Kivu relève que la persistance de ces conflits, le retard en matière de développement, l’échec de décollage économique et social, l’instabilité politique et institutionnelle découlent d’un manque de cohésion sociale. Le peuple est plongé dans un flou inexplicable et assiste impuissamment à cette théâtralisation de la scène politique qui de surcroît s’est invitée dans les sphères des acteurs sociaux » dit cette déclaration.

Ces mouvements citoyens demandent à  l’exécutif de  s’assurer que l’exercice des libertés publiques de la population du Sud-Kivu reste inaliénable. Quant à l’Assemblée, il lui est enjoint de  prendre toutes les mesures nécessaires et dans l’urgence afin que les plénières à l’assemblée provinciale reprennent pour statuer sur toutes les matières inscrites à l’ordre du jour pour cette session parlementaire. Dans la même lancée, ces mouvements citoyens ont plaidé pour que l’hémicycle redevienne un lieu par excellence où la démocratie, la tolérance, le dialogue, l’unité et la cohésion sociale ainsi que les intérêts des peuples du Sud-Kivu doivent être  promus et défendus.

Pour sa part,  la population a été encouragée à  se lever comme un seul homme pour revendiquer le retenu à la source de 40% de nos recettes pour permettre un développement harmonieux de nos entités décentralisées tel que le veut la Constitution de notre pays, tout en exigeant la redevabilité aux élus et à l’exécutif. Il sied de signaler que depuis l’ouverture de la session de mars, la situation politique est tendue entre l’assemblée et le gouvernement provincial. Ces deux institutions s’entre-accusent de bloquer le développement de la province.

ACP/ nig