Essai d’une nouvelle association thérapeutique pour prevenir l’évolution des formes légères et modérées de Covid-19

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Kinshasa,  29 avril  2021 (ACP).– L’étude clinique « Anticov », menée dans 13 pays africains et coordonnée par l’ONG de recherche «Initiative Médicaments contre les maladies négligées (DNDi)», met en essai une nouvelle association thérapeutique (nitazoxanide+ciclésonide), destinée à prevenir l’évolution des formes légères et modérées de la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) vers une forme sévère, indique un communiqué de cette ONG parvenu mercredi à l’ACP.

Cette étude est menée par un consortium de 26 organisations africaines et institutions internationales de recherche et développement de premier plan. C’est la plus vaste étude en Afrique à avoir pour objectif d’identifier des traitements précoces contre la Covid-19, capables de prevenir la progression de la maladie vers une forme sévère et potentiellement limiter sa transmission.

Le directeur des Centres Africains de Contrôle et de Prévention des Maladies de l’Union Africaine (CDC Afrique), le Dr John Nkengasong estime « qu’il est donc urgent d’identifier des traitements abordables et faciles à administrer, capables d’empêcher l’évolution vers une forme grave de la maladie et de ralentir la propagation de l’infection.»

Pour la directrice en charge de la réponse Covid-19 de DNDi, le Dr Nathalie Strub-Wourgaft, le traitement pour les formes légères et modérées de Covid-19 reste une priorité de recherche en Afrique et dans le monde entier malgré l’existence de vaccins homologués. Il existe encore très peu de traitements disponibles, en particulier pour le premier stade de l’infection quand il serait possible d’empêcher la progression vers une forme sévère, de réduire la transmission et peut-être de prévenir le risque d’effets à long terme.

Les composants de cette association thérapeutique (nitazoxanide+ciclésonide) possèdent des mécanismes d’action différents qui pourraient agir à des différents stades de l’infection. Le premier est potentiellement actifs lors de la première phase de réplication du virus SARS-Cov-2, par contre le second diminue la probabilité d’apparition d’une phase inflammatoire quelques jours plus tard. Ces deux médicaments sont déjà disponibles sur le marché et si leur efficacité contre la Covid-19 est démontrée, ils offriront l’avantage d’être abordables et faciles d’accès et d’administration. ACP/