Les pays africains sont exposés à un risque élevé de résurgence de la Covid-19, selon l’OMS

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Kinshasa, 02 mai 2021(ACP).- Le risque de résurgence de la Covid-19 reste élevé dans plusieurs pays africains à cause d’un manque de respect des mesures de santé publique, de la tenue de rassemblements de masse et de la faiblesse des taux de dépistage et de la vaccination, selon un communiqué de l’Organisation mondiale de la Santé.

Selon la source, trois pays sont exposés à un risque très élevé de résurgence de la Covid-19, vingt pays sont à risque élevé, 22 pays sont à risque modéré et un seul pays est exposé à un risque faible, selon l’évaluation des risques réalisée dans 46 pays. Le risque a été estimé à l’aide de sept indicateurs utilisant des données des quatre dernières semaines.

Ces indicateurs sont le nombre de cas de Covid-19 par million de personnes ; la variation en pourcentage des nouveaux cas ; la variation en pourcentage des nouveaux décès ; le taux de reproduction (autrement dit, le taux de propagation d’une infection) ; l’évolution de la pandémie ; le nombre hebdomadaire moyen de tests pour 10 000 personnes ; et le pourcentage de la population ayant reçu au moins une dose de vaccin.

Avec plus de 4,5 millions de cas confirmés et plus de 120 000 décès signalés jusqu’à présent, le continent n’a pas connu d’augmentation massive des cas depuis janvier et la courbe épidémique est restée stable pendant six semaines. En effet, 95 % des 40 pays ayant répondu à une enquête de l’OMS réalisée au début de l’année ont fait état de perturbations à divers degrés.

Si l’enquête montre une amélioration sur le plan de la prestation de services, avec 41 % de services perturbés entre janvier et mars 2021, contre 64 % au dernier trimestre 2020, il n’en demeure pas moins que la persistance de niveaux élevés de perturbation des services de santé, même après l’assouplissement des restrictions dans de nombreux pays, constitue une source de préoccupation.

La plupart des pays ont mis en œuvre des politiques visant à réorganiser les services essentiels, mais un soutien supplémentaire s’avère nécessaire pour améliorer le bien-être des agents de santé, restaurer la confiance des gens dans les services de santé et mettre en place des garanties plus solides pour que le système de santé puisse mieux faire face aux chocs. ACP/May