Le professeur Rigobert Munkeni appelle les journalistes congolais au respect des codes de déontologie et éthique

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Kinshasa, 03 mai 2021 (ACP).- Le recteur de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (IFASIC), le Pr Rigobert Munkeni Lapess, a appelé les journalistes congolais au respect des codes d’éthique et de la déontologie du métier, afin d’éviter la pénalité.

Il a lancé cet appel, lundi, lors d’une conférence organisée par la coordination estudiantine de cet établissement, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de presse, sous le thème « Information comme bien public ».

Intervenant sous le thème, « Lexique et déontologie du journalisme », le Pr Rigobert Munkeni a invité les journalistes congolais à s’approprier des codes de déontologie et à le respecter, en travaillant pour l’intérêt du peuple. Selon lui, plusieurs causes poussent les journalistes à ne pas respecter ces règles de déontologie, notamment les conditions de vie qui les poussent à recourir auprès des sources afin de demander les frais communément appelé « coupages », et d’obéir à des pesanteurs politiques et socio-économique.

Il a, à cet effet, exhorté les responsables des médias à bien s’occuper des journalistes sur la question de la rémunération afin d’éviter toute sorte de diffamation et de non respect des codes de déontologie.

De dépénalisation des délits de presse en droit congolais

Le Pr Luzolo Bambi, qui a parlé de la « Dépénalisation des délits de presse en droit congolais », a proposé la dépénalisation des journalistes ayant commis des délits, du fait que dans la gestion de la gouvernance de l’Etat, l’information du citoyen est un bien public fondamental. Selon lui, les législateurs devront substituer la responsabilité pénale en responsabilité civile ou disciplinaire afin de promouvoir l’émergence d’un état de droit en RDC tel que prôné par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Il a, en outre, sensibilisé les journalistes congolais à respecter l’ordre public et le droit de tiers afin de soutenir cette dépénalisation qui, pour lui, permettra aux journalistes d’exercer librement leur métier. Il sied de rappeler que l’Assemblée générale des Nations unies a proclamé le 3 mai Journée mondiale de liberté de la presse pour sensibiliser le monde à l’importance de la liberté de la presse et rappeler aux gouvernements leur obligation de respecter et faire respecter le droit de liberté d’expression consacré par l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

ACP/Zng/nig