Préalables au démarrage des activités du PDMRUK

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Kinshasa, 05 mai 2021 (ACP).- Le démarrage des activités du Projet de développement multisectoriel et de résilience urbaine de Kinshasa (PDMRUK), également appelé « Kin-Elenda », est lié à sa ratification par le Parlement et la signature de la convention par le gouvernement, a indiqué Pierre Bunduki  coordonnateur a.i de la Cellule Infrastructures du ministère des Infrastructures, travaux publics, lors d’un entretien mercredi,  avec un journaliste de l’ACP.

Ce projet  préparé à 100% avec l’appui de la Banque mondiale a pour champ d’action les communes de N’djili, Matete, Kisenso, Lemba et une partie de la commune de Kimbaseke  dans la ville de Kinshasa.

 En dehors de ces communes, le projet envisage la construction d’une usine de traitement d’eau dans la commune de Ngaliema, d’un centre de formation pour l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) à Maluku, d’un centre d’enfouissement technique à Mpasa, dans la commune de la N’sele, des stations de traitement des boues de vidange sur les sites de l’Institut technique agricole à Mombele et de l’Université de Kinshasa ainsi que la construction d’un bâtiment pour les services de l’Hôtel de ville de Kinshasa.

Les activités  de la première phase de ce  projet qui s’étalent sur une période de cinq ans, sont financées à hauteur de 500 millions des dollars américains dont la moitié (250 millions) à titre de don et une autre moitié à titre de prêt remboursable.

Il est piloté par un Comité d’orientation stratégique coprésidé par les ministères en charge de l’Urbanisme et habitat et celui des Infrastructures et travaux publics. Le Comité de pilotage opérationnel sera mis en place avec pour mandat de superviser l’exécution du projet, afin d’assurer la coordination entre les parties prenantes.

Dans ce cadre, la cellule Infrastructures assure la responsabilité globale de la coordination et la gestion fiduciaire du projet. Selon un protocole signé en décembre 2019 avec les agences d’exécution, un cadre  de travail  et les rôles respectifs de la cellule d’exécution sont attribués aux projets eau de la REGIDESO (CEP-O) pour les volets eau et assainissement; à  l’unité de coordination et de management des projets du ministère des Ressources hydrauliques et électricité pour le volet énergie et à l’INPP pour le volet développement des compétences. La cellule de développement Urbain de la ville de Kinshasa (CDUK) est chargée de la composante Communautés inclusives et résilientes.

Objectifs du projet

La mise en œuvre de ce projet  vise à contribuer, dans les limites de son enveloppe et de la zone d’intervention, à  améliorer la capacité de la ville de Kinshasa d’offrir à ses résidents, les services de base nécessaires et à faire face aux aléas de toute sorte, à savoir les inondations, érosions, éboulements ou toute sorte de catastrophe naturelle.

Le projet a également la vocation d’améliorer la capacité institutionnelle en gestion urbaine, l’accès aux infrastructures de base et des opportunités économiques à Kinshasa.

 La source relève que le PDMRUK a dans sa formulation, quatre composantes à savoir, les infrastructures et services résilients; des communautés inclusives et résilientes; la gestion du projet et les mécanismes d’intervention d’urgence conditionnelle.

En ce qui concerne la composante infrastructure, la source précise qu’elle porte sur la sous composante réalisation des services de base à l’échelle de la ville et l’amélioration des quartiers.

Cette première sous-composante se préoccupe de l’approvisionnement résilient en eau, l’assainissement, la gestion des déchets solides et la résilience des infrastructures et des services énergétiques.

Cependant, la deuxième sous-composante amélioration des quartiers s’attarde sur des activités ayant trait à la mobilité et aux routes urbaines, à l’atténuation des risques d’inondations et de la lutte contre les érosions par la construction des infrastructures et l’aménagement d’espaces publics et infrastructures de proximité, tels que les terrains des jeux.

En ce qui concerne les services aux communautés inclusives et résilientes de la sous-composante Infrastructures et services résilients, cette dernière entend réaliser les activités d’inclusion sociaux-économiques, d’aménagement urbain et gestion du foncier ainsi que la gouvernance locale.

Au regard de l’importance des activités inscrites au projet et le coût qu’elles peuvent entrainer ainsi que leur impact sur la population, la cellule Infrastructures a souligné que le projet peut être rééchelonné une ou deux fois. ACP/ Fng/KJI/GGK