La prévalence contraceptive augmente dans les quartiers défavorisés de Kinshasa, selon une étude

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Kinshasa, 14 mai 2021 (ACP).- La prévalence contraceptive augmente de manière significative parmi les femmes vivant dans les quartiers défavorisés de la ville de Kinshasa comparativement aux quartiers étiquetés de riche, selon une étude de « Procréation Médicalement Assistée » (PMA) publiée récemment.

L’utilisation de la contraception moderne chez les femmes en union a augmenté de manière constante, passant de 19% en 2014 à 30% en 2020 à Kinshasa.

Selon cette étude, l’offre communautaire en matière de planification familiale par les DBC (distributeurs à base communautaire) reste encore faible : seuls 4% de femmes ont été visitées au cours des 12 derniers mois. Malgré cette faible couverture, les femmes vivant dans les quartiers pauvres (slums) ont plus bénéficié des visites et des services de distributeurs à base communautaire que les femmes vivant dans les quartiers aisés.

Dans 45% de cas, l’utilisation des méthodes contraceptives modernes a été arrêtée au cours des 12 mois suivant le début d’utilisation. Dans 11% des cas, l’utilisation des méthodes contraceptives modernes a été arrêtée et changée pour une autre méthode au cours des 12 mois suivant le début d’utilisation.

En outre, le pourcentage de discontinuation des méthodes était plus élevé  parmi les femmes vivant dans les quartiers pauvres comparées aux femmes vivant dans les quartiers aisés (49 % contre 44%). Le taux d’abandon était plus élevé chez les femmes vivant dans des quartiers pauvres, surtout pour les implants, les injectables ainsi que les préservatifs masculins.

L’étude a observé également que dans l’ensemble, la qualité des conseils reçus par les clients de service de planification familiale (PF) est médiocre dans la ville de Kinshasa, comme le montre l’indice d’information de la méthode.  Moins d’une femme sur cinq (18%) a obtenu les quatre informations clés qui constituent des conseils PF de qualité.

L’offre communautaire devenant de plus en plus importante dans la ville de Kinshasa, les parties prenantes sont appelées à améliorer la qualité de service offert par les distributeurs à base communautaire et spécialement s’assurer que les informations essentielles et pertinentes soient fournies aux clientes lors de l’adoption des méthodes PF.

 Avec ce taux de discontinuation élevé parmi les femmes vivant dans les quartiers pauvres de la ville, Kinshasa enregistre un taux élevé de grossesse non désirée, particulièrement dans les quartiers dit pauvres. ACP/Fng/CKM