Rabat et Madrid au bord de l’explosion des relations diplomatiques

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Kinshasa, 25 mai 2021. Tout va mal entre Rabat et Madrid, et cela pourrait s’aggraver, a prévenu, Bourita Nasser, le chef de la diplomatie marocaine, pour qui, la crise occasionnée par l’accueil de Brahim Ghali, le chef du Front Polisario ne s’arrangera pas avec une exfiltration de ce dernier, ont rapporté lundi, les médias internationaux. Le ministre marocain des Affaires étrangères Bourita Nasser a appelé dimanche l’Espagne à éviter ce qu’il qualifie de « pourrissement de la crise » générée par l’accueil de Brahim Ghali, chef du Front Polisario et restaurer le partenariat stratégique entre les deux pays, notamment en terme de coopération migratoire.

Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est la déclaration de Arancha Gonzalez Aya, la ministre des affaires étrangères espagnole  qui a déclaré dimanche, qu’il retournera dans son pays, une fois rétabli, sans en préciser lequel. Pour Rabat, si Brahim Ghali est renvoyé par le même procédé que celui employé pour le faire entrer en Espagne, cela démontrera le choix délibéré de Madrid d’aggraver la situation. Le Maroc, a demandé l’ouverture d’une enquête sur les conditions de son arrivée à Madrid, sur la prise en compte des plaintes déposées contre lui pour tortures, violations de droits humains ou disparition forcée. Conséquence de la crise diplomatique, Rabat a relâché son contrôle aux frontières en début de semaine, laissant plusieurs personnes passer à Ceuta. Pour Bourita Nasser, l’Espagne est responsable de cette crise migratoire. La justice espagnole a rouvert cette semaine un dossier contre M. Ghali pour « crimes contre l’humanité », après une plainte ancienne déposée par une association sahraouie l’accusant de « violations des droits humains » sur des dissidents des camps de Tindouf (ouest de l’Algérie). ACP/Fng/CKM/NKV