Plaidoyer pour la consolidation des acquis des programmes de développement durable en RDC

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Kinshasa, 29 mai 2021 (ACP).- Le Pr et coordonnateur adjoint de l’Agence congolaise de la transition écologique et du développement durable (ACTEDD), Jean de Dieu Minengu, a plaidé pour la consolidation des acquis des projets d’implémentation du développement durable en RDC, dans le nouveau numéro de la «Revue africaine d’environnement et d’agriculture (RAFEA)» paru en mai 2021, a appris, jeudi, l’ACP, des sources universitaires.

Le Pr Minengu qui enseigne à la faculté des sciences agronomiques de l’Université de Kinshasa (UNIKIN),  a affirmé, dans l’éditorial de cette revue, que  l’amélioration des conditions de vie des populations a été l’un des principaux axes de travail de nombreux acteurs de développement au cours des cinquante dernières années.

Selon lui, des investissements considérables ont été consentis tant au niveau humain que financier notamment dans la gestion durable de l’environnement.

Toutefois, a-t-il poursuivi, force est de constater que les résultats n’ont pas toujours été à la hauteur des attentes soulignant que la réponse aux besoins fondamentaux des communautés a parfois été insatisfaisante, partielle ou ponctuelle. «Ce constat s’explique, en partie, par la mauvaise gouvernance, la faible participation des bénéficiaires, l’inadéquation des activités mises en œuvre au regard du contexte socioéconomique, culturel, politique, environnemental», a expliqué le Pr Minengu qui est aussi rédacteur en chef de la «Revue africaine d’environnement et d’agriculture (RAFEA)».

Les différents projets implémentés, a-t-il dit   sont limités dans le temps et dans l’espace. Pour assurer la durabilité et garantir les avantages des projets exécutés, l’accent doit être mis à la période post-investissement.

Echec  et faible taux de réalisation des projets 

D’après lui,  la plupart des projets notamment publics échouent car, ils ne finissent pas à temps et parfois n’obtiennent pas de résultats escomptés.

Ces échecs, a-t-il soutenu,  peuvent être attribués à une mauvaise programmation et à l’absence d’une vision claire d’après-projet. «On parle d’échec lorsque les objectifs du projet ne sont pas atteints à plus de 50 %. Le renforcement des capacités institutionnelles et opérationnelles constitue un défi majeur dans le processus de transition écologique et de développement durable», a-t-il soutenu. «Les raisons de l’échec des projets sont avant tout humaines, mais paradoxalement, les raisons officielles avancées sont souvent d’ordre technique», a  dit  le Pr Minengu. ACP/C.Lutete/Fmb