Quatre DEA en management et sciences économiques conférés à l’Université du CEPROMAD

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Kinshasa, 30 mai 2021(ACP).- Le recteur de l’Université du CEPROMAD(UNIC), le Pr émérite Nsaman-O-Lutu a conféré, samedi, au sein alma mater à Kinshasa, le Diplôme d’études approfondie (DEA) en management et sciences économiques aux apprenants, Emery Mbiya Lumbala, Dady Saleh Idi Emmanuel, Joseph Mulonda Mulumba et Jean–Noël Bwangwey Kanzats.

Ces quatre apprenants ont obtenu leurs grades à l’issue de la soutenance de leurs mémoires, la mention « distinction ».

Leurs recherches dirigées par le Pr émérite  Nsaman ont porté respectivement sur « Management public pour l’effectivité des services publics de l’Etat :une approche pour une nouvelle administration publique de qualité », « Management  entrepreneurial application de l’approche « Kujitegemea » pour une auto prise en charge effective en ville de Goma »   , « Management de conflits identitaires en territoire de Nyiragongo, entre évitement et intégration de 2016 à 2020 » et  « Management des compétences entre : entre la tradition et renouvellement (innovation) de la fibre de raphia chez les ambuun d’Idiofa en RDC ».

Ces recherches de troisième cycle  ont été appréciées à juste valeur par le jury unique  composé de sept professeurs  de l’Université de Kinshasa(UNIKIN) et d’autres universités, entre autres, les professeurs Oscar Nsaman, François Palama Bongo, Pierre-Espoir Mukendi, Angèle Onsin Nsaman.

Ce jury a autorisé à ces doctorants proclamés à poursuivre leurs recherches doctorales.

Nécessité de renforcer les mécanismes de surveillance  du volcan Nyiragongo

Joseph Mulonda Mulumba a, dans sa recherche de DEA, recommandé la nécessité de mettre sur pied des mécanismes efficaces de surveillance du volcan Nyiragongo et la préparation de la délocalisation de la ville de Goma pour éviter les victimes en cas d’éruption.

Dans son étude intitulée  « Management de conflits identitaires en territoire de Nyiragongo, entre évitement et intégration de 2016 à 2020 », il a également formulé des recommandations dans le sens d’une synergie à développer pour la paix, le développement et l’exploitation pour des fins culturelles de ce territoire Nyiragongo.

Cette étude a visé de démontrer les raisons qui ont conduit à l’échec de la gestion de conflits identitaires par divers intervenants en territoire de Nyiragongo  en dégageant l’écart entre ce qui est fait  et ce qui devrait être fait.

Il a été également question d’amener les communautés à développer la culture managériale dans la manière de gérer leurs conflits en vue du bien commun au-delà des identités meurtrières  et des psychismes meurtriers etc.

Cette étude a préconisé aussi une approche dans la résolution de différents  conflits identitaires.

Nécessité d’amener la population à l’auto prise en charge

Par ailleurs, le  nouveau doctorant en management,  Dady Saleh Idi Emmanuel, a développé dans son étude,  l’approche « Kujitegemea » devant amener la population à l’auto prise en charge.

Cette étude a eu pour sujet, le  « Management  entrepreneurial application de l’approche  de développement « Kujitegemea » pour une auto prise en charge effective en ville de Goma ».

Il a souligné la nécessité d’inciter chaque acteur au développement de prendre conscience qu’à lui seul, ne peut pas gagner la bataille du développement socio-économique  d’une communauté ou le développement intégral.

Pour la réussite du programme « Kujitegemea », a-t-il dit, la contribution de tous les acteurs est donc indispensable au succès d’une politique de développement pour la lutte contre la pauvreté.

Le récipiendaire a en outre, demandé de favoriser les populations marginalisées en créant le cadre entrepreneurial aisé et un travail ou climat de commerce décent pour assurer une progression de  la production  et du revenu etc.

Les ONGS, les sociétés, les entreprises, les banques, les institutions de micros finances, les associations, ont été invitées dans cette étude à améliorer leur manière de lutter contre la pauvreté en considérant les atouts du programme qu’il a développé.

L’innovation pour une rupture avec les mauvaises habitudes du passé

Le récipiendaire Emery Mbiya Lumbala a recommandé dans son étude  intitulée « Management public pour l’effectivité des services publics de l’Etat : une approche pour une nouvelle administration publique de qualité »,  l’innovation  dans l’administration publique, consacrant la rupture avec les mauvaises habitudes du passé.

Il a également demandé une progression tactique procédant par grappes d’administration avant sa généralisation à l’ensemble de services publics, tant du pouvoir central, des provinces que des entités territoriales décentralisées.

La détermination d’acteurs politiques et administratifs nationaux en complément des internationaux par un processus global  et continu de renforcement de l’administration publique , la planification des activités dans une forme intégrée et intégrale, l’assurance-qualité par la mise en place d’un système efficace de sécurité sociale des agents et fonctionnaires de l’Etat, sont autant des résolutions soulevées dans cette recherche.

L’exploitation et la commercialisation de raphia, une stratégie pour accroître les revenus

Le récipiendaire Jean–Noël Bwangwey Kanzats a mis en exergue dans son étude, l’exploitation et la commercialisation de raphia qui selon lui, est une stratégie pour accroître les revenus et aussi une incitation à la promotion des espèces génératrices.

Dans cette étude intitulée « Management des compétences entre : entre la tradition et renouvellement (innovation) de la fibre de raphia chez les ambuun d’Idiofa en RDC », il a souligné que le raphia contribue directement à l’entretien des sources d’eau et au maintien de l’humilité d’un méracage.

Jadis, a-t-il indiqué, l’exploitation du raphia avait constitué une activité d’une valeur inestimable chez les ambuun mais c’est à partir de la colonisation que la dépréciation commencera à se faire progressivement ressentir.

Celle–ci serait imputable à plusieurs facteurs  liés aux raisons d’ordre économique, culturel, politique, technique etc.

Il a formulé des recommandations pour développer cette filière dans cette partie du pays pour des fins de production et de commercialisation notamment  la sensibilisation, la restriction d’exploitation et l’organisation de formations autour de raphia, en utilisant les outils modernes.

L’Université du CEPROMAD a été autorisée par le ministre de tutelle, à organiser au niveau du 3ème cycle, deux nouvelles filières de management, à savoir, management stratégique et opérationnel ainsi que le management économique en vue de bien assurer cette formation des formateurs de haut niveau.

Le management stratégique et opérationnel, concerne les orientations des managements publics, des entreprises, de transports, de projets, de santé publique, des ressources naturelles et environnement, d’informatique et communication, des institutions éducationnelles, d’agro-alimentaire, etc.

Tandis que la deuxième filière, le management économique, concerne les orientions des managements de marketing, de finance et comptabilité, des ressources humaines, de fiscalité et audit financier, d’entrepreneuriat et incubateur des affaires, de droit public, privé et financier, etc.

Elle travaille en partenariat avec les universités nationales et étrangères pour que cette formation du  3ème cycle de haut niveau puisse se faire au travers le système de Licence-Master-Doctorat(LMD), rappelle-t-on. ACP/Ngayama