La CEEAC entend transformer l’écosystème congolais en une « économie du volcan »

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Kinshasa, 02 juin 2021(ACP).- La communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) entend, à court et moyen terme, transformer l’écosystème congolais volcanique en une véritable économie appelée « Economie du Volcan », a déclaré, mardi à l’ACP, son commissaire chargé de l’environnement, des ressources naturelles et du développement rural, Honoré Tabuna », à son arrivée à l’aéroport international de Ndjili en provenance de Libreville, au Gabon.

Cette « économie du volcan » permettra la création des entreprises et la construction des hôtels autour du site pour accueillir les visiteurs et les chercheurs, devenant ainsi un centre d’attraction, a-t-il fait remarquer.

A côté de l’Observatoire volcanique de Goma (OVG) existant, la CEEAC créera un centre de recherche, d’innovation et de formation sur les questions liées à la gestion des volcans ainsi qu’un outil de promotion pour la gestion de ce phénomène naturel.

M. Tabuna qui était accueilli par le Représentant et chef de bureau de la CEEAC en RDC, Dr Théodore Njikam, a dit venir à Kinshasa, dépêché par le secrétaire général Gilberto Da Piedade Verissimo, président de la commission de la CEEAC, transmettre un message de solidarité au gouvernement et à la population de Goma frappée par l’éruption du volcan Nyiragongo dans l’Est de la RDC.

Le déplacement de la CEEAC entre dans le cadre de traité de l’organisation qui veut que les Etats membres soient proches d’un Etat membre touché par un phénomène pour marquer la solidarité.

Cette visite permettra de rencontrer les autorités congolaises impliquées dans la gestion de cette crise, en vue d’aider la CEEAC à appuyer le gouvernement dans l’accélération de la réflexion pour que, même si le phénomène survient à nouveau, que les populations ne puissent pas être très affectées, a-t-il dit.

Il s’agira, selon lui, de mettre en place un mécanisme de prévention et un système permanent de gestion de ce phénomène naturel.

L’Afrique centrale compte 2 zones volcaniques : au Cameroun et dans l’Est de la RDC, à Goma. Malheureusement, la CEEAC manque un mécanisme permanent de suivi, d’alerte et de réaction, a-t-il déploré, avant d’annoncer que l’organisation sous-régionale fera également de la RDC un pool d’excellence sur les questions de gestion des volcans.

De son côté, M Njikam a précisé que la visite du commissaire de la CEEAC lui permettra en outre, de s’enquérir de la situation et d’examiner avec les autorités ce que l’organisation peut faire pour soutenir les actions du gouvernement et venir en aide aux populations touchées.

Il a rappelé, par ailleurs, que la CEEAC avait tenu, à l’annonce de l’éruption du volcan Nyiragongo, une réunion de crise et exprimé dans un message, sa compassion à l’égard du peuple congolais, particulièrement celui de Goma.

Après cette étape, l’organisation sous-régionale procédera à un appel à l’aide auprès des Etats membres, a-t-il précisé.

Créée en octobre 1983, la CEEAC a initié plusieurs projets de développement et d’intégration régionale notamment en RDC, a rappelé son représentant en RDC. ACP/Joseph Yoha