La population du Maniema invitée à lutter contre la déforestation et la dégradation des écosystèmes forestiers

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Kindu, 05 juin 2021 (ACP).- La coordination  provinciale de la Société civile environnementale et  agro-rurale du Congo (SOCEARUCO) a appelé, samedi 05 mai, la population du Maniema à lutter contre la déforestation et la dégradation des  écosystèmes forestiers.

Jean-Claude Sefu Bushiri a fait cet appel dans le cadre de la Journée internationale de l’Environnement célébrée le 05 juin de chaque année et placée cette année sous le thème : «L’arbre pour restaurer nos écosystèmes et la transformation de l’écologique pour un Environnement sain.»

A cette occasion, il a rappelé à la population du Maniema l’importance de  l’arbre dans notre vie quotidienne, avant d’évoquer la nécessité de sensibiliser les différentes générations sur la notion d’écocitoyenneté en valorisant la protection et la conservation des écosystèmes forestiers dont l’arbre constitue l’élément principal.

Selon Jean-Claude Sefu Bushiri, la déforestation et la dégradation des écosystèmes au Maniema en particulier, et en la RDC en général, découlent notamment de l’agriculture itinérante sur brulis, des coupes de bois d’énergie, de l’exploitation minière, des feux de brousses incontrôlés ainsi que de la construction  des infrastructures et extension des villes en dehors des normes.

Aussi, a-t-il remercié la GIZ qui ne ménage aucun effort pour accompagner la RDC dans la gestion durable de ses forêts, avant d’inviter d’autres partenaires à soutenir  les efforts du gouvernement de la République dans l’implémentation de l’initiative présidentielle «Jardin scolaire pour un milliard d’arbres à planter à l’horizon 2023» afin de sauvegarder l’équilibre écologique de la planète et de contrer les conséquences de la désertification qui prend progressivement de l’ampleur sur le continent africain.

La République Démocratique du Congo, la première puissance environnementale indéniable, dispose de plus de 155 millions d’hectares des forêts, soit 67% de la terre nationale, avec un taux de déforestation évaluée à 0,3% correspond à une perte de 466500 hectares par an, et d’un réseau hydrographique immense ainsi que d’une méga biodiversité  parmi les plus riches et variées au monde, a-t-il renchéri. ACP/Zng/C.Lutete/Fmb