‘’Boya », le nouvel ouvrage de Pat le Gourou, examiné lors de l’atelier « Jeudi-critique » à Kinshasa

0
118

Kinshasa, 03 juin 2021 (ACP).- Le nouvel ouvrage de Pat le Gourou, intitulé « Boya », a été examiné, jeudi, au cours de l’atelier hebdomadaire « Jeudi-critique », dédié à la critique littéraire de nouvelles publications d’auteurs congolais ou étrangers au centre culturel Miezi dans la commune de Kasa-Vubu à Kinshasa.

Selon un participant, cette œuvre est parvenue à relever le défi de donner du travail aux critiques littéraires. «Pat le Gourou a réussi à produire une nouvelle qui mérite son nom, amenant le lecteur à une chute inattendue. Mais par-delà l’aspect formel, il a montré la tension entre la foi et le vécu dans un contexte de pauvreté», a-t-il dit.

Une vingtaine d’étudiants et des professeurs de littérature française ont pris part à cette activité.

Brève présentation de l’ouvrage

L’ouvrage écrit par Pat le Gourou est une nouvelle de 55 pages, préfacé par Yolande Elebe ma Ndembo et publié par les éditions de la Montagne à Kinshasa.

Cette nouvelle raconte le récit de Boya, une jeune orpheline qui vit seule avec Lokemba, sa mère, dans la commune urbano-rurale de Malika. Travaillant comme domestique dans un ménage de la capitale, elle arrive à aider sa mère grâce à ce petit boulot. Mais, le jour où elle a été attrapée d’une maladie mystérieuse, tout l’univers de Lokemba, la mère, s’écroule.

Derrière un nom au caractère cryptique, car Boya est à la fois un nom, un cri de secours et un appel au refus, l’auteur passe en revue tous les dits et les non dits de la vie d’une veuve et d’une orpheline dépourvues de moyens dans une grande ville qui ne leur offre pas beaucoup d’options.

Comme le dit la préfacière Elebe,  cette nouvelle «célèbre la sororité, la maternité sur bien des facettes. Cette histoire porte le combat de la complexité du veuvage et de la pauvreté qu’elle engendre parfois».

De son vrai nom Patrick Kitenge, l’écrivain Pat le Gourou s’est fait connaître dans le paysage littéraire congolais à travers ses poèmes tirés de l’actualité, signale-t-on. ACP/