La BGFIBANK  prête  à souscrire aux Bons du trésor

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Kinshasa 11 juin 2021 (ACP).- Le Directeur général de la BGFIBANK, Jean Claude OYIMA s’est déclaré jeudi prêt, à souscrire aux bons du trésor pour soutenir la croissance économique en République Démocratique du Congo (RDC) au cours d’un échange avec le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, a-t-on appris vendredi dudit ministère.

Il a laissé entendre que l’inflexibilité des banquiers manifestée en 2019, année du lancement de l’émission des Bons du trésor dernier par le ministre des Finances des  souscriptions à l’émission des titres publics n’a plus sa raison d’être, étant donné que le processus en cours fait appel à l’indexation pour permettre aux uns et aux autres de faire des placements sans procrastination.

Malgré la dépréciation du franc congolais qui n’est plus d’ailleurs d’actualité, les Bons du trésor indexés qui entrent en vigueur, le 22 juin prochain sont bénéfiques car les intérêts des souscripteurs ont été défiscalisés. Visiblement, tous les investisseurs qui pensaient qu’ils éroderaient leurs fonds en adhérant à ces opérations sont totalement prêts à s’engager.

Outre les discussions sur sa souscription aux opérations des titres publics, le Directeur général de la BGFIBANK a affirmé sa volonté de financer l’économie congolaise, une façon pour lui de contribuer à l’avalanche d’efforts qui concourent au développement dans ce contexte difficile de la pandémie du coronavirus. En même temps, il s’agit de mutualiser les énergies africaines dans le but de solidifier la coopération sud-sud.

Toujours en ce qui concerne le financement de l’économie congolaise, Monsieur Claude Henri OYIMA, reste réaliste et préfère la praxis, en lieu et place de l’abstraction. La plus bonne nouvelle, c’est le fait qu’il veut s’immerger dans le financement direct des entreprises, même celles considérées comme des canards boiteux.

Ces investissements hyper lucratifs sont la clef de voûte pour la relance effective de l’économie dans son sens originel. Pour se conformer à la théorie de la séparation du bon grain de l’ivraie, le financement des entreprises publiques comme privées fera l’objet des appels d’offre à travers des canaux qui seront identifiés. ACP/CLT/nig