Une thèse de doctorat sur les droits des communautés locales à l’épreuve de la protection de l’environnement

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Kinshasa, 13 juin 2021 (ACP).- Le chef de travaux Jean Claude Batebua Adikey a été proclamé, jeudi, docteur en droit à l’Université de Kinshasa (UNIKIN) avec la mention «la plus grande distinction», à l’issue de la soutenance publique d’une thèse de doctorat intitulée : «Droits des communautés locales à l’épreuve de la protection de l’environnement : contribution à l’étude du droit congolais de l’environnement».

Le récipiendaire a dit avoir tenté de démontrer,  à travers cette dissertation doctorale,  très clairement le lien de causalité entre l’exercice des droits fonciers coutumiers et le brisement de l’équilibre biologique naturel.

Il a indiqué que les activités telles que l’agriculture, les pratiques sur brûlis et le déboisement entraînent, inéluctablement, le dénuement du sol, la déforestation, les érosions,  etc.

De même, a-t-il poursuivi,  les opérations minières dans le sous-sol conduisent à toutes formes de pollutions de l’air et des sources d’eau ayant des conséquences néfastes, aussi bien sur la santé humaine que sur les espèces biologiques (la faune et la flore).

Ce tableau sombre, a dit l’impétrant, dicte la nécessité d’envisager des régimes juridiques tous azimuts qui non seulement, permettront de contenir ces effets néfastes, mais aussi de se doter des sanctions pénales conséquentes en cette matière.

Cette thèse a préconisé notamment des stratégies de lutte contre le réchauffement climatique, un nouveau modèle de gouvernance  et de gestion environnementale efficace,  prenant en compte plusieurs axes notamment la gestion participative en intégrant les communautés locales et leurs besoins, la régénération de fonds environnementaux et la mise en œuvre de l’arsenal juridique en la matière.

La RDC qui a un potentiel forestier non négligeable et une biodiversité extraordinaire, aura à gagner dans les stratégies de lutte contre le réchauffement climatique, a-t-il dit.

Dialogue entre les acteurs fonciers, forestiers et miniers ainsi que les communautés locales

Cette thèse a mis en exergue la gestion durable du sol et du sous-sol qui passerait par la concertation et le dialogue entre les différents acteurs concernés, à savoir : l’Etat, les concessionnaires (fonciers, forestiers et miniers) et les communautés locales, la protection de l’environnement face à la mise en œuvre des droits fonciers coutumiers,  qui passerait selon lui, par la résorption de la pauvreté et le changement des habitudes.

Il a également, souligné le fait que l’accès des communautés locales aux financements pourrait être facilité à travers la mise en place, au niveau national, d’un fonds écologique destiné à encourager les activités susceptibles de contribuer  à la réduction des effets sur l’environnement.

Cette thèse a été appréciée à sa juste valeur par le promoteur et le co-promoteur respectivement les professeurs Bakandeja wa Mpungu et Kangulumba Mbambi, le président du jury, le Pr Toengaho Lokundo et le secrétaire du jury, le Pr Ntungila Nkama et les professeurs Sakata Moke  Tawab et Beya Siku, en qualité des membres du jury.

La séance académique a été présidée par le secrétaire général académique de l’UNIKIN, le Pr Eustache Banza Nsomwe, au nom du recteur. ACP/