Changer le mental du citoyen congolais : priorité du gouvernement selon un acteur social

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Kinshasa, 12 juin2021(ACP).- L’historien sociologue, Richard Lubuma a Weel-Emfum a affirmé  le week-end que la priorité des défis à relever par le gouvernement de l’Union sacrée de la nation(USN) pour  répondre aux attentes des populations, demeure la nécessité  de changer le mental du citoyen congolais.

Il a fait cette déclaration au cours de la conférence animée au Centre catholique Liloba de la commune de Lemba, sur le thème « Principaux défis à relever par le gouvernement de l’Union sacrée de la nation pour répondre  aux attentes pressantes des citoyens » organisée dans le cadre de la phase technique de la 21ème édition de la synergie du  mouvement associatif kinois.

Selon M. Lubuma, au-delà du défi de la pacification de la partie Est du pays, le gouvernement, Jean-Michel Sama Lukonde,  devra se préoccuper de la formation des « vrais citoyens » afin de combattre la corruption, le coulage des recettes et les détournements des deniers publics.

Pour se faire, il a fait allusion au manifeste de la Nsele lequel, a-t-il indiqué constituait le meilleur projet de société. Malheureusement, celui-ci, fut mal appliqué, amenant les masses congolaises à la misère.

D’où,  il faut changer, a-t-il souligné, le mental du citoyen congolais : de l’animateur des instances de prise de décisions à tous les autres par la conscientisation à servir les autres,  à se sacrifier pour eux, afin d’instaurer  un Congo nouveau.

De  la promotion de la justice et  de l’Etat de droit

Parlant de la justice et de l’Etat de droit, l’historien Lubuma a émis le vœu de voir le gouvernement de l’USN  relever ce défi par la revalorisation  du magistrat et du fonctionnaire de la justice,  la  réhabilitation des infrastructures de base existant, la construction de nouveaux tout en améliorant les conditions de vie et de travail de ces derniers.

Par rapport à la justice  distributive, M. Lubuma a déploré les injustices qui entourent le traitement des dossiers des justiciables avant de souhaiter que les magistrats et les juges qui se complaisent dans l’anarchie soient sanctionnés. D’où, conclu-t-il, «  il n’appartient pas qu’aux hommes de droit de punir, eux aussi doivent l’être et ce serait le meilleur départ de l’Etat de droit ». ACP/Fng/CKM