La découverte d’un charnier au Canada témoigne de l’oppression dont ont été victimes les peuples indigènes

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Kinshasa, 17 juin 23021 (ACP).- La découverte d’un charnier d’enfants au Canada témoigne de l’oppression des peuples indigènes, ont rapporté jeudi les médias internationaux, citant  le journal allemand Junge Welt.

Fin mai, selon les sources, les restes de 215 enfants autochtones ont été retrouvés sur le terrain de la Kamloops Indian Residential School, un ancien pensionnat canadien dans lequel les enfants indigènes étaient envoyés de force pour être intégrés aux colons européens.

Entre 1831 et 1996, le système canadien de pensionnats a séparé de force environ 150.000 enfants de leur foyer, dont beaucoup ont été victimes d’abus, de viols et de malnutrition. La plupart de ces écoles étaient gérées par l’Eglise catholique et le gouvernement canadien.

Le journal allemand a noté qu’en 2015, le gouvernement canadien a réagi aux critiques et à la pression publiques et a mis en place une « Commission vérité et réconciliation« . Cependant, il s’est depuis opposé aux demandes d’indemnisation des survivants.

Junge Welt a rappelé qu’en dépit du fait que l’Assemblée générale des Nations Unies a explicitement défini en 1948, dans son article II, le « transfert forcé d’enfants du groupe (menacé) à un autre groupe » comme constitutif d’un acte de génocide, ni le Canada ni les Etats-Unis n’ont fermé leurs institutions de rééducation.

Le journal a ajouté qu’il n’existe pas de chiffres officiels du côté américain sur ces pensionnats et que le gouvernement américain n’a jusqu’à présent pas permis un processus de clarification similaire à celui du Canada.

La récente découverte des corps de ces enfants « a confirmé l’expérience constante de l’American Indian Movement et des Premières nations, à savoir que leur situation des deux côtés de la frontière coloniale était tout aussi précaire », selon l’article. ACP/zng/MNI