La  Première dame  Denise Nyakeru pour la mise en place d’un fonds  national de prise en charge des victimes des violences sexuelles

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Kinshasa, 20 juin 2021 (ACP).- La Première dame et l’initiatrice de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi, est déterminée à poursuivre le plaidoyer pour la mise en place d’un fonds national pour la prise en charge des victimes des violences sexuelles. Elle l’a indiqué samedi à l’occasion de la célébration de la journée internationale pour l’élimination de violences sexuelles en temps de conflit, célébrée le 19 juin de chaque année.

Cette journée coïncide avec le lancement par le gouvernement congolais de la campagne tolérance zéro immédiate pour l’élimination de toutes les formes des violences à l’égard des femmes et des jeunes filles.

En République Démocratique du Congo, la Première dame, Mme Denise Nyakeru Tshisekedi, a fait de cette question une de ses priorités.  Désignée par les Nations Unies comme championne de la prévention de la violence sexuelle liée aux conflits, Denise Nyakeru s’est engagée à porter la voix des survivantes en consacrant ses énergies à travers de plaidoyer pour des actions concrètes, en vue de mettre fin à l’impunité et restaurer les victimes.

L’initiatrice de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi est déterminée  à poursuivre le plaidoyer au niveau continental en collaboration avec l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement (OPDAD) pour la lutte contre les violences sexuelles en période de conflits et la consolidation de la paix.

L’épouse du Chef de l’État entend aussi poursuivre la sensibilisation en collaboration avec tous les acteurs pour la lutte contre toutes les formes de violences faites à la femme et à la jeune fille.

Des actions concrètes 

Par ailleurs, compte tenu de ses engagements, la Première dame a multiplié des actions pour cette cause noble. Vu l’accroissement des cas de violences pendant le confinement dû à la pandémie de covid-19, elle a visité les locaux qui abritent aujourd’hui le Call Center pour la prise en charge des violences basées sur le genre (VBG).

Elle s’est impliquée personnellement pour l’effectivité de la ligne verte, le 122.  Ce projet, qui s’inscrit en droite ligne avec l’axe « lutte contre les VBG » de sa vision, donnera aux victimes à travers le pays une opportunité de dénonciation, mais permettra également une meilleure prise en charge et une bonne gestion à distance de leurs différentes plaintes.

Dans le cadre de son plaidoyer, l’épouse du Chef de l’État a pris part à une réunion virtuelle de Haut niveau pour «Faire l’état des lieux des progrès et des défis en matière de la prévention et la lutte contre les violences basées sur le genre liées aux conflits».  

Sur l’implication de la championne, ces échanges ont permis de faire le plaidoyer pour des actions concrètes en vue de mettre fin à l’impunité.  Puis, Denise Nyakeru Tshisekedi a insisté sur la nécessité d’une réflexion au niveau national pour des stratégies innovantes dans la prise en charge des victimes et surtout pour l’application effective des textes légaux pour améliorer la prise en charge des survivantes.

Sur l’axe prise en charge, elle a apporté des appuis au travers toute la république à plusieurs one stop center, des structures de prise en charge des survivantes des violences sexuelles.

Il s’agit des équipements médicaux et kits de prise en charge remis aux hôpitaux de Kyeshero et Heal Africa à Goma, Panzi et HG de Walungu au Nord-Kivu et autres. L’épouse du Chef de l’Etat ne manque pas, lors de ces visites, de discuter à bâtons rompus avec les victimes afin de s’imprégner personnellement de l’ampleur de leurs douleurs.

Au travers des actions de prévention et de sensibilisation, Denise Nyakeru Tshisekedi organise, lors de ses visites en province, des rencontres de sensibilisation avec les jeunes de ces provinces sur notamment la masculinité positive, les méfaits des violences sexuelles, la citoyenneté responsable, la santé sexuelle et reproductive, etc, afin de les inciter à être des partenaires engagés et attentionnés qui prônent l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Par ailleurs, les officiers des FARDC ont été aussi sensibilisés aux questions VSBG. En marge de la célébration de cette journée l’année passée, la First lady a contribué à la formation de 30 commandants d’unités des FARDC et 11 magistrats militaires. A la fin, ces derniers ont signé des actes d’engagement pour prévenir et réprimer les violences sexuelles.

En outre,  la présidente de la Fondation Denise Nyakeru Tshisekedi a lancé en 2020 à Mbuji-Mayi, au Kasai-Oriental, la caravane Génération égalité. A cette occasion, 948 femmes et filles ont été formées et sensibilisées sur les droits par rapport à l’éducation, la santé, le travail et la justice.

Des actions concrètes qui permettent d’agir sur les causes profondes et non sur les conséquences en vue d’obtenir des résultats durables. ACP/CL/Fmb