La gestion rationnelle des finances publiques au menu des échanges entre le ministre des Finances et l’ambassadeur du Canada

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Kinshasa, 23 juin 2021 (ACP).– Le ministre des Finances, Nicolas Kazadi, et l’Ambassadeur du Canada, Benoît Pierre Laramée, ont échangé lundi à Kinshasa sur la gestion parcimonieuse et rationnelle des finances publiques et sur le renforcement de la coopération sur le plan financier entre la République démocratique du Congo et le Canada, a appris mercredi l’ACP  dudit ministère.

La source indique qu’il était question de faire le point sur la volonté commune entre les deux parties, de peaufiner des stratégies solides, pouvant permettre à la RDC, singulièrement, d’investir de manière transversale à travers le territoire national avec l’appui substantiel du Canada, en l’occurrence, dans le secteur minier, l’environnement sur base d’une politique rigoureuse de la préservation des forêts pour lutter contre le changement climatique qui angoisse le monde entier.

Le ministre des Finances et l’ambassadeur canadien ont également partagé sur la question de l’harmonisation du climat des affaires, devenue un critère de crédibilité, et de persuasion dans le choix des pays à propos du «B to B» (Business to Business).

Il s’agit ici, selon la même source, de faciliter les échanges commerciaux non seulement avec le Canada, mais également avec d’autres pays et permettreainsi au pays d’attirer les multinationales pour des partenariats à moyen et long termes au profit de la population. b«Il y a une myriade de pesanteurs qui obstruent l’harmonisation du climat des affaires, le cas de la sur-taxation, et d’autres tracasseries incommensurables qui découragent les investisseurs qui veulent tenter leur expérience en RDC», relève la source.

Par ailleurs, l’ambassadeur Benoît Pierre Laramée a appelé la RDC à quitter le stade d’un pays potentiellement riche pour devenir un pays réellement riche, en s’appuyant sur la praxis, en ce qui concerne la gestion des finances publiques, gage de la stabilité du cadre macro-économique.

Pour y parvenir, a-t-il dit, il est inexorable de lutter efficacement contre un certain nombre de tares, à titre d’exemple, la concussion, et la corruption qui gangrènent plusieurs États africains, constituant ainsi une véritable pierre d’achoppement au décollage économique.

L’ambassadeur Benoît Pierre Laramée a également  laissé entendre que pour matérialiser les objectifs du développement durable en RDC, il y a lieu de mettre en place des mécanismes d’accompagnement dans le secteur minier, en vue d’exécuter les dispositions contenues dans le code minier, en dépit de quelques controverses dont il continue à faire l’objet.

Le secteur minier étant le Hub de l’économie congolaise, il requiert une attention soutenue par le leadership politique congolais dans l’optique d’optimiser la collecte des impôts, sans état d’âme, et sans complaisance, et de prendre toutes les précautions d’usage en ce qui concerne des négociations des conventions avec des tiers, a-t-il dit.

M. Benoit Pierre Laramée a, en outre, indiqué qu’il faudra poursuivre ces échanges afin que le Canada et la RDC matérialisent plusieurs projets demeurés latents, avant de préciser que le Canada compte pérenniser son soutien multisectoriel à la RDC via le Fonds Monétaire International, et la Banque Africaine de Développement (BAD), soutien qui date de plusieurs décennies, rappelle-t-on. ACP/ODM/KJI