La France touchera 40 milliards d’euros après la validation de son plan de relance par l’UE

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Kinshasa, 24 juin 2021 (ACP).- L’Union européenne a donné son feu vert au plan de relance français. Paris devrait recevoir près de 40 milliards d’euros jusqu’en 2026, des fonds destinés notamment à favoriser la transition écologique et numérique, ont indiqué jeudi des médias internationaux.

Pour tourner la page du Covid-19 et revigorer son économie, la France va percevoir 39,4 milliards d’euros de l’Union européenne (UE), qui a validé mercredi 22 juin le plan de relance financé en partie par un emprunt européen commun inédit.

Un premier chèque doit être versé cet été. « Je suis heureuse d’annoncer que la Commission soutient le plan de relance français », a déclaré sa représentante, Ursula von der Leyen depuis les jardins de l’Elysée, brandissant aux côtés d’Emmanuel Macron le dossier d’approbation du plan français. « Cela correspond au versement de 40 milliards d’euros à la France jusqu’en 2026, une contribution extrêmement substantielle », a indiqué le chef de l’État.

Celle-ci permettra « de déployer une politique ambitieuse en matière d’écologie, de compétitivité, de cohésion sociale et territoriale », a-t-il commenté. Au total, le gouvernement a prévu un plan de relance de 100 milliards d’euros, dont 39,4 milliards financés par ces subventions directes.

« Nous pourrons toucher, dans le courant du mois de juillet, le premier versement européen d’un montant de 5 milliards d’euros », a précisé le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Un second versement de 5 milliards sera effectué à l’automne, selon des sources européennes et françaises.

Près de la moitié de l’aide européenne sera consacrée à la transition écologique : 5,8 milliards d’euros pour la rénovation énergétique des bâtiments, 4,4 milliards pour moderniser le réseau ferroviaire et 1,9 milliard pour développer l’hydrogène décarboné, indique la Commission dans un communiqué.

Un peu plus de 8 milliards d’euros seront consacrés à la numérisation des entreprises, des écoles et administrations, tandis que le reste de l’enveloppe doit financer notamment des dépenses en faveur de l’emploi et de l’apprentissage des jeunes, la modernisation du système de santé et des programmes de formation professionnelle.

La France se situe en conformité avec les critères de Bruxelles qui fixait au moins 37 % de dépenses pour la transition écologique et 20 % pour la transition numérique. ACP/Zng/GGK