Cameroun : des militaires en proie aux attaques

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Kinshasa, 27 juin 2021 (ACP).- Au moins 10 militaires ont été tués dans le Sud-Ouest Cameroun, presque simultanément à l’attaque d’une gendarmerie, ont rapporté dimanche, les médias internationaux.

Des morts qui interviennent alors que l’armée camerounaise vient de boucler l’opération baptisé ‘Bui Clean’. L’attaque d’une gendarmerie dans le sud-ouest du pays a causé la mort d’au moins 10 militaires.

Démarrée le 15 mai dernier, l’opération a pour objectif de neutraliser les séparatistes qui sèment la terreur et tuent des militaires dans la zone.

Menée par la 5eme région militaire inter armée, elle aura mobilisé près de 300 soldats.

Les forces camerounaises ont refusé de donner un bilan mais indiquent avoir neutralisé de nombreux séparatistes. «Je leur ai dit que la mission doit continuer dans la discipline, dans le respect d’engagement des règles et des comportements, dans le respect des droits humains car la population reste et demeure notre centre de gravité», a déclaré Gen Nka Valère, Commandant de 5eme Région militaire.

Des habitants sont parallèlement accusés de connivence avec les rebelles. Selon les accusations de l’armée, les habitants, les élites, les chefs, les responsables d’églises ont épousé l’idéologie séparatiste dans toute les zones, ce qui rend leur lutte difficile. Mais les avis de la population sont partagés au sujet de la tenue de ces opérations.

D’autres habitants estiment que la voix militaire a montré ses limites et qu’elle devrait être la dernière option. Des raids poussent les habitants à fuir dans les montagnes pour trouver refuge. «Les opérations militaires dans nos villes et villages ne vont pas ramener la paix selon moi, car les populations souffrent actuellement. Et là plus part du temps quand ces populations voient des militaires, ils pensent que leur fils est mort, leur papa est mort, leur fille est morte à cause des militaires, et ils ont de fait très peurs. Donc je ne pense pas que l’option militaire soit la meilleure», s’est confié un habitant de Bamenda.

Pour les habitants, il faut un autre moyen de résolution que les armes. Dans les grandes villes du Nord-Ouest par exemple, les kidnappings, les exactions, les demandes de rançons et les assassinats dictent la loi. I

l s’agit selon les analystes des conséquences des raids militaires. L’opération qui est la troisième du genre a duré un mois entier. 4 soldats ont été tués et plusieurs blessés. ACP/CL/Fmb