Haiti : des militaires colombiens arrêtés après l’assassinat du Président

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Kinshasa, 09 juillet 2021 (ACP).- 17 suspects  ont été arrêtés à la suite de l’assassinat du Président Haïtien Jovenel Moïse, e parmi les interpellés, quinze sont colombiens et deux sont américains, ont rapporté vendredi, les médias internationaux.

Les sourcesi indiquent que lors des récents affrontements avec la police de Port-au-Prince, trois membres du commando étaient aussi de nationalité colombienne, ils ont été abattus.

Une enquête a révélé que six des suspects détenus par les forces de l’ordre était des retraités de l’armée colombienne. Accusés d’être responsable de la mort du défunt président, les suspects interceptés par les habitants ont subi un lynchage dans un quartier de la capitale avant d’être conduit au commissariat.

Pendant une conférence de presse, le Premier ministre intérimaire Claude Joseph, nouvellement en charge de la gouvernance du pays, a fait état de l’avancée de la situation.

« _Ces assaillants, ces voyous qui ont assassiné le président, nous les avons attrapés, nous les avons capturés, comme vous pouvez le voir, ils sont entre les mains de la police. _ » a déclaré le Premier ministre. Jusqu’alors aucune information sur les assaillants n’a été donné par les autorités haïtiennes. Néanmoins, ils ont précisé que le commando était « hautement entraîné et lourdement armé ». Selon la police, 28 personnes seraient impliquées.

 Réaction du gouvernement colombien

Le gouvernement colombien s’est exprimé sur l’affaire par l’intermédiaire de son ministre de la Défense, Diego Molano. « Suite à l’assassinat du Président d’Haïti, Jovenel Moise, Interpol a officiellement demandé aujourd’hui des informations au Gouvernement colombien et à notre Police Nationale sur les responsables présumés de cet acte », Diego Molano, ministre colombien de la défense.

Il ajoute, « au départ, l’information indique qu’ils sont des citoyens colombiens, des retraités de l’Armée nationale. Le gouvernement a donné des instructions à notre police et à notre armée afin qu’elles collaborent immédiatement à l’élaboration de cette enquête afin que ces faits soient clarifiés. Nos organismes d’application de la loi offrent une disponibilité totale pour collaborer avec la République sœur d’Haïti. »

Outre l’assistance de la Colombie, le gouvernement haïtien a demandé un soutien international pour enquêter sur cet assassinat. ACP/Fng/nig