Atelier de renforcement des capacités des administrations pour assurer la mobilisation des financements climatiques en RDC

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Kinshasa, 10 juillet 2021 (ACP).- La vice-Première ministre, ministre de l’Environnement et du développement durable, Eve Bazaiba Masudi a officiellement lancé, jeudi 08 juillet à Kinshasa, les travaux de l’atelier de renforcement des capacités des responsables des administrations et de désignation des personnes ressources pour les dialogues nationaux et la plate-forme de coordination institutionnelle chargée de piloter et d’assurer une meilleure mobilisation des financements climatiques en RDC.

Cette session a un double objectif. Il s’agit d’abord de présenter les résultats atteints au terme des activités menées par les consultants nationaux et internationaux, et ensuite de récolter les noms et les contacts téléphoniques des personnes ressources qui représenteront les différentes administrations dans les prochaines sessions de dialogue au niveau national.

Ces personnes ressources seront parties prenantes aux mécanismes de coordination institutionnelle pour piloter et assurer la  mobilisation des financements climatiques en RDC.

Cet atelier est organisé dans le cadre du projet d’appui à la RDC à travers le readiness du Fonds vert pour le climat, avec l’appui de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture).

Ce rendez-vous connait la participation des hauts cadres des ministères de l’Environnement, de l’Energie, du Genre, du Plan, des Finances, du Budget, de l’Aménagement du territoire, des Affaires foncières, des Mines, des Hydrocarbures et de la Recherche scientifique.

On note aussi la participation à cet atelier des délégués des autres ministères techniques, de la société civile, du monde académique et de la recherche scientifique, du secteur privé, des institutions financières nationales ainsi que des partenaires techniques et financiers, rentre dans le cadre.

Plaidoyer pour une juste compensation des sacrifices de la RDC en matière climatique

 Lors de son intervention, la vice-Première ministre Bazaiba a clairement indiqué que le gouvernement congolais est conscient aujourd’hui plus qu’hier de sa responsabilité de sauver l’humanité par rapport à ses potentialités environnementales.

Selon Eve Bazaiba, ces potentialités de la RDC en matière d’environnement sont reconnues par le monde entier. Ce pays ; a-t-elle rappelé regorge plus de 68% des forêts du Bassin du Congo qui se trouvent sur son sol, environ 52% des réserves en eau douce de l’Afrique et 10% des réserves mondiales en eau douce, y compris toute la biodiversité.

Des études ont démontré que la RDC est l’une des réserves mondiales dont les forêts contiennent une capacité de séquestration de toutes les pollutions, notamment le dioxyde de carbone et les autres gaz à effet de serre. Les forêts de la RDC ont aussi la capacité de dégager l’oxygène nécessaire pour la survie de l’humanité, a-t-elle insisté.

Il est donc demandé aux populations congolaises, a-t-elle dit, de consentir des sacrifices pour la préservation des forêts et pour la conservation des biodiversités.

Pour Mme Bazaiba, lorsque la communauté internationale  demande à la population congolaise de consentir des sacrifices et de ne pas faire pression sur la forêt, il faut tout naturellement trouver des compensations et des programmes alternatifs qui permettent à ces populations de pouvoir vivre normalement, tout en préservant ces forêts.

La représentante du directeur-pays de la FAO, Mme Madila a, à cette occasion, rappelé que la RDC est parmi les dix pays africains les plus vulnérables sur le plan climatique.

Elle a également rappelé l’engagement pris par le gouvernement congolais de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 17 % entre 2021 et 2030 dans le cadre de ses contributions nationales.

Aussi, a-t-elle fait savoir, la RDC a également noté la nécessité de mobiliser 31 milliards de dollars de financement mondial afin de développer des projets d’adaptation et d’atténuation du changement climatique. « Cet engagement a permis l’obtention auprès du Fonds vert pour le climat d’un fonds préparatoire qui vise à renforcer la capacité de l’autorité nationale et à élaborer le programme pays », a-t-elle souligné.

ACP/Zng/Cfm/Thd