Ituri : La Cour militaire condamne une prévenue à dix(10) ans de SPP pour « détention illégale de munitions de guerre »

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Bunia, 13 Juillet 2021(ACP).-La Cour militaire de l’Ituri a condamné à dix(10) ans de servitude pénale principale (SPP) la prévenue Espérance Bagumi Sezikana pour « détention illégale de munitions de guerre », dans son arrêt rendu lors d’une audience tenue dans la salle ordinaire, a constaté mardi l’ACP.

Toutefois, la Cour militaire sous la présidence du premier président, le Lt colonel magistrat Dienga Akelele, a retenu des circonstances atténuantes en faveur de la prévenue condamnée par le premier juge à vingt(20) ans de SPP pour plusieurs raisons, notamment son pardon à la Cour, elle-même a fait appel sans le ministère public, et sa délinquance primaire.

Abordés à ce sujet, certains observateurs estiment que  la condamnation de cette prévenue va jouer un rôle dissuasif sur ceux qui s’adonnent à cœur joie au trafic de munitions de guerre auprès des forces négatives pour alimenter les conflits armés qui déchirent et endeuillent la province de l’Ituri.

Désormais, ont-ils souligné, cet arrêt de la Cour militaire est un signal fort sur tous ces criminels qui s’enrichissent sur le sang des fils et filles de cette jeune province et ceux qui l’ont choisi comme leur seconde résidence.

Il est rappelé qu’en date du 28 août 2020, vers le pont Chari à Kolomani, aux environs de 11 heures, les éléments des FARDC ont mis la main sur la prévenue Bagumi-Sezikana Espérance avec un bidon de cinq(5) litres contenant 437 munitions de guerre qu’elle détenait en son nom sur une moto à destination du village Petsi, au groupement Mwanga en territoire d’Irumu.

Une autre cause renvoyée à mardi 20 juillet

En outre dans la seconde audience, la Cour militaire de l’Ituri a renvoyé à mardi 20 juillet prochain la cause opposant l’auditeur militaire supérieur contre trois(3) prévenus, dont le sergent Nawi Sanza, les prévenus Udaga Ucelo et Kisembo poursuivis pour « association des malfaiteurs et vol à main armée ».

La Cour a justifié le renvoie de cette cause au regard d’une anomalie constatée sur l’absence de deux(2) autres prévenus civils cités dans le même dossier. Raison pour laquelle, séance tenante la Cour a instruit le ministère public à mener les démarches nécessaires pour qu’à la date fixée ci-haut l’actuel et l’ancien directeur de la prison centrale de Bunia ainsi que le commandant du quartier militaire de cet établissement pénitentiaire puissent comparaître.

L’objectif visé par la Cour militaire à travers la comparution de ces  personnes est de cerner les circonstances ayant concouru à la libération des prévenus Udaga Ucelo et Kisembo pourtant condamnés par le premier juge à vingt (20) ans de SPP en date du 20 décembre 2019. ACP/ ZNG/KJI