Le ministre de la Santé fait le point de l’évolution de la pandémie de COVID-19 en RDC

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Kinshasa, 15 juillet 2021 (ACP).- Le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya et son collègue de la Santé publique, hygiène et prévention, Dr Jean Jacques Mbungani, ont animé conjointement, jeudi,  une conférence de presse autour de l’évolution de la pandémie de Covid-19 en RDC.

Dans son mot introductif, le ministre Muyaya a justifié la présence de son collègue de la Santé publique par le principe de redevabilité du gouvernement du Premier ministre Sama Lukonde : «d’où, la présence du ministre de la Santé pour faire le point sur la situation sanitaire de Covid-19».

Il s’agit de présenter la situation générale de la pandémie depuis le premier cas surgi au mois de mars 2020 : un focus sur l’évolution des cas, le point sur la vaccination, les efforts fournis par le gouvernement face à cette pandémie.

Les mesures prises par le gouvernement ont porté ses fruits

«Toutes ces mesures ont porté de fruits de sorte qu’il y a une diminution des cas, d’occupation des lits dans les hôpitaux. Donc, il y a bon espoir que dans les semaines à venir de diminuer davantage pour avoir au moins 100 cas par jour», a fait savoir le ministre Mbungani, ajoutant que cette  diminution est due aussi à la campagne de vaccination qui a également porté ses fruits.

En effet, depuis le 10 mars 2020, date de l’apparition du premier cas, jusqu’à ce jour, le pays a enregistré plus de 44.000 cas avec 984 décès et nous avons passé trois vagues, a dit le ministre de la Santé.

À partir du 13 mai 2021, il y a eu augmentation du nombre des cas avec décès et, en date du 15 juin dernier, le gouvernement a pris des mesures notamment le couvre-feu, des gestes barrières à respecter lors des inhumations et la réduction du nombre des personnes lors des rassemblements.

Quid de la vaccination ?

À ce sujet, a relevé le ministre de la Santé, il faut noter que la vaccination n’est pas obligatoire mais elle constitue un élément essentiel de riposte contre cette pandémie. En effet, «  depuis le 2 mars 2021, que nous avons reçu les premières doses de 1.716 millions  d’AstraZeneca et nous avons commencé à vacciner au mois d’avril. Ces vaccins ayant une date précise de péremption, plus de 100.000 doses ont été mises hors circuit dans les provinces et 7.000 à Kinshasa », a-t-il indiqué.

Actuellement, le pays est en rupture de stock. Mais grâce à la facilité de Covax, nous aurons 50.000 doses d’AstraZeneca dans quatre semaines et 250.000 doses de vaccin Pfizer à la même date. Et pour la deuxième semaine du mois d’août, 4.600 millions doses de Pfizer, mais ça sera pour le mois de septembre.

Dans le cadre des accords bilatéraux avec la Chine, a-t-il souligné, «nous attendons 200.000 doses de vaccin chinois «Sinovac» et dans le cadre de l’Union africaine, nous attendons de doses de Johnson & Johnson à hauteur de 26.000.000 de doses, mais les négociations sont encore en cours».

Ces dernières vont arriver en deux étapes, la première composée de 10.000.000 de doses et 16.000.000. Mais il y a une contrepartie du gouvernement de 1,5 USD par dose.

Et pour plus d’efficacité à cette campagne de vaccination, mon ministère,  a dit Jean Jacques Mbungani, a pensé communiquer via un plan médiatique de communication pour que les Congolais soient au courant de tout et puissent accepter ces vaccins. Pour cela, le ministre a affirmé qu’il faut d’abord une pédagogie de la pathologie. Ainsi, insiste-t-il, sur le fait que la vaccination reste le moyen le  plus efficace contre la riposte.

La priorité sera réservée aux personnes cibles, à savoir : les personnes de plus de 55 ans, ceux ayant des problèmes cardiaques, de baisse d’immunité, de diabète, le personnel de santé, etc., avant de préciser que  Et l’âge requis pour se faire vacciner se situe à partir de 18 ans. ACP/ Kho/May