L’ASBL « SJS » déplore la non prise en compte de la formation des jeunes au standing international

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Kinshasa, 16 Juillet 2021 (ACP).- La directrice exécutive de l’ASBL « Si Jeunesse savais (SJS) », Richine Masengo, a déploré vendredi au cours d’un entretien avec l’ACP le fait  que la République démocratique du Congo (RDC) ne prend pas en compte la formation des jeunes au standing international en terme de connaissances professionnelles à l’instar de certains pays africains dont le Nigeria et le Sénégal.

Mme Masengo qui s’exprimait en marge de la journée mondiale des compétences des jeunes célébrée le 15 Juillet de chaque année, a fait savoir qu’en observant l’environnement professionnel actuel dans le pays, la compétence des jeunes dans les entreprises privées est rude. Cet état des choses, a-t-elle poursuivi, pousse les responsables des sociétés à conditionner une expérience professionnelle d’au moins 5 ans à tout candidat désirant un poste. Cela ne permet pas cependant à la jeunesse d’être embauché dans les différentes entreprises faute d’expérience.

« Actuellement en RDC, pour qu’un jeune soit assez fort dans ses compétences pour un futur emploi ou autres, il doit développer les recherches personnelles entre autres par les cours en ligne et l’internet. C’est ainsi que nous voyons quelques jeunes ayant des moyens sortir à l’extérieur du pays pour poursuivre leurs études universitaires », a-t-elle souligné. Parmi les obstacles à l’avancement de la jeunesse dans certains domaines, la directrice exécutive de cette structure cites entre autres le manque d’un bon salaire aux enseignants ne leurs permettant pas de donner une éducation de qualité aux apprenants et le manque d’information suffisante sur la santé sexuelle et reproductive avec comme conséquences les grossesses non-désirées et la déscolarisation des jeunes filles.

Il sied de noter que le rapport publié en 2020 par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) fait mention d’une augmentation du taux des jeunes non-scolarisés avec un nombre considérable des jeunes filles dans le monde.  Cette journée a été proclamée en 2014 par l’Assemblée générale des Nations-Unies afin de célébrer l’importance stratégique de la transmission aux jeunes des compétences nécessaires à l’emploi, à l’obtention d’un travail décent et à l’entrepreneuriat. ACP/Fng/nig