Tenue à Kinshasa d’un atelier sur la surveillance épidémiologique aux frontières entre la RDC et le Congo-Brazzaville

0
57

Kinshasa, 21 juillet 2021 (ACP).- Le directeur de cabinet du ministre de la Santé publique, hygiène et prévention, Me Paul Djunga, a, au nom du ministre Jean-Jacques Mbungani, procédé mardi au Cercle «Elaïs» à Kinshasa au lancement de l’atelier sur la surveillance épidémiologique aux frontières entre la République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville.

Pendant deux jours, les experts du domaine de l’hygiène et de la surveillance épidémiologique de deux pays vont réfléchir et produire des résolutions afin de mettre rapidement en application des nouvelles données et de sécuriser mutuellement leurs populations dans le cadre de la sécurité sanitaire aux frontières.

Prenant la parole, le directeur de cabinet du ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention a indiqué l’importance de ces assises qui s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 et surtout contre l’importation des maladies et autres épidémies entre les deux capitales les plus rapprochées du monde. Ces assises rentrent également dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations du règlement sanitaire international (RSI) de 2005. «La RDC et la République du Congo partagent 1.200 Km de frontières fluviales et 350 Km de frontières terrestres, avec plusieurs points de passage formels et informels. Avec cette configuration géographique, les risques d’importer et d’exporter les maladies sont énormes, compte-tenu des flux migratoires et du volume de transactions entre ces deux pays », a expliqué Me Paul Djunga.

Pour le représentant du ministre Jean-Jacques Mbungani, le bassin du Congo et la forêt équatoriale constituent des potentiels foyers de transmission des maladies qui sont souvent à la base de la recrudescence et de l’émergence des épidémies. «Les mouvements migratoires contribuent à la propagation internationale des maladies et autres événements de santé publique. D’où la nécessité d’harmoniser nos politiques. La  surveillance de nos frontières revêt une importance capitale dans le cadre de la prévention et de la protection de nos populations respectives », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, le Directeur national du Programme National de l’Hygiène aux Frontières (PNHF), le Dr Dédé Ndungi Ndungi a insisté sur les objectifs retenus, notamment l’instauration d’un cadre d’échanges permanents  et de réunions transfrontalières avec les pays voisins, la mise à jour des informations de contact ainsi que l’amélioration de la compréhension des systèmes de surveillance de deux côtés de la frontière. «Le plus important est d’écrire les stratégies d’intervention pour faciliter éventuellement la discussion et l’accord sur la façon de coordonner, de collaborer et d’élaborer des stratégies pour relever les défis transfrontaliers », a-t-il indiqué.

Notons que les résolutions prises à l’issue de ces travaux permettront aux deux pays de prévenir, de détecter précocement et de riposter rapidement aux urgences de Santé publique de portée internationale (USPPI).

ACP/ODM/KJI/JFM