Un leader d’une éthique avérée à la tête de la CENI pour la présidentielle de 2023 Par N’Kabu Regulis

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Kinshasa, 27 juillet 2021 (ACP).- Les confessions religieuses ne jurent que sur une personne ayant un leadership éthique et consensuel avéré, une maitrise de la gouvernance électorale, des compétences managériales, une loyauté sans faille au respect de la Constitution et des lois de la République et un courage exceptionnel de proclamer les véritables résultats issus des urnes, devant diriger le bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Cette exigence est, en effet,  conforme  aux responsabilités qui incombent au président du bureau de cette institution d’appui à la démocratie.

Selon la loi portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) promulguée  le 3 juillet 2021 par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, après que la Cour constitutionnelle l’ait jugée conforme à la Constitution, le bureau est l’organe de gestion et de coordination de la CENI.

Il assure l’exécution des décisions de l’assemblée plénière. Il veille au respect des lois électorale et référendaire par les autorités politico-administratives, les partis politiques, les candidats, les observateurs nationaux et internationaux, les électeurs ainsi que les témoins.

Le bureau de la CENI sera constitué d’un président et de ses deux adjoints, d’un rapporteur et de son adjoint,  d’un questeur et de son questeur adjoint

Le président du bureau annonce les résultats provisoires de différents scrutins électoraux. Il annonce également les résultats du référendum et assure la mission générale de direction et de représentation de la CENI. Il dirige les travaux de la CENI, la représente vis-à-vis des autres institutions de la République et des tiers et ne l’engage que dans les limites des pouvoirs qui lui sont dévolus par la loi et le règlement intérieur.

En outre, il exerce, par lui-même ou par délégation, notamment les attributions suivantes : faire observer la Constitution, la loi organique, le règlement intérieur, le règlement administratif et financier et le code de bonne conduite de la CENI ; convoquer, réunir et présider les réunions du bureau et les séances de l’assemblée plénière ; annoncer les résultats des votes ;superviser les travaux des autres membres du bureau ; et veiller à la bonne marche des activités du bureau, du secrétariat exécutif national, des secrétariats exécutifs provinciaux et des antennes.

Egalement, il reçoit le rapport du secrétariat exécutif national ; maintient l’ordre au sein de la CENI et requiert, le cas échéant, les services de l’ordre ; veille à la sécurité électorale et requiert, le cas échéant, les forces de l’ordre ; et fait aux membres du bureau toute communication concernant ce dernier.

Il procède, sur décision du bureau, à l’engagement, au licenciement ou à la révocation des agents et cadres techniques de la CENI ;exerce les fonctions d’ordonnateur dans les conditions déterminées par la loi n° 10/010 du 27 avril 2010 relative aux Finances Publiques et les règles générales de la comptabilité publique ;anime les cadres de concertation électoraux ; entre en contact avec les médias et tient des points de presse ; entérine les propositions d’accréditation des membres de presse, des observateurs nationaux et internationaux, des témoins des partis et regroupements politiques ainsi que des candidats.

Il signe les décisions du bureau portant nomination du personnel électoral, notamment les membres des centres d’inscription, bureaux de vote, de dépouillement et de centralisation des résultats.

Les actions judiciaires tant en demande qu’en défense son introduites, soutenues ou défendues, au nom de la CENI, par le président.

Aux termes de  cette loi, le nombre des membres est fixé à 15, dont 6 pour la majorité (un au poste de premier vice-président du bureau), 4 pour l’opposition (un au poste de deuxième vice-président du bureau) et 5 pour la société civile (un délégué des confessions religieuses à la présidence du bureau).

Les confessions religieuses, rappelle-t-on, sont composées de l’Eglise catholique, l’Eglise du Christ au Congo (ECC), l’Eglise Orthodoxe au Congo, l’Eglise de Jésus-Christ sur la terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu (EJCSK), la Communauté islamique en RDC (COMICO), l’Eglise du Réveil du Congo (ERC),  l’Union des églises indépendantes du Congo (UEIC) et de l’Armée du salut. /ACP