Le professeur Ntumba Luaba pour la reconnaissance des femmes de résistance de la RDC

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Kinshasa, 31 juillet 2021(ACP).- Le coordonnateur du Panel présidentiel RDC-Union africaine, le Pr Ntumba Luana a plaidé  pour la reconnaissance par les autorités du pays le mérite  des femmes congolaises de la résidence pour la liberté et émis le souhait de voir ces femmes être célébrées pour leur mérite, à l’instar de Mme Aoua Keita, femme politique malienne, militante anticolonialiste qui avait milité pour l’amélioration des conditions de vie des femmes africaines.

Le professeur l’a dit vendredi lors d’une conférence de presse à Sultani hôtel de Gombe, en marge de la célébration de la Journée internationale de la femme organisée par le Panel chargé d’accompagner la RDC à la présidence de l’Union africaine sous le thème « Au-delà de la Covid-19, quelle stratégie pour la femme africaine, pilier du patrimoine et actrice de la paix ».

A cette occasion, il a invité les historiens congolais, comme le professeur Nday Wel présent à la cérémonie, à éditer des ouvrages sur les femmes congolaises de la résistance pour la liberté qui sont des figures oubliées.

« Il y a des femmes de la résistance pour la colonisation, pour la liberté et nous souhaiterions que ces femmes soient célébrées de cette façon-là « , a soutenu le professeur Ntumba Luaba.

Le coordonnateur du Panel présidentiel qui a axé son exposé sur  » l’importance du soutien des hommes dans l’avancement de l’Agenda     femme, paix et sécurité », a soutenu que les femmes sont toujours au-devant de tous les combats, même si on n’en parle pas suffisamment, avant d’ajouter que tous les grands combattants sont d’abord passés entre leurs mains.

 » C’est pourquoi, nous devons leur rendre justice et reconnaître la place qui leur est dédiée. Nous devons  leur être reconnaissants, nous devons engager un combat que les dames comme Aoua Keita puissent retrouver leurs places dans le panthéon des panafricanistes », a indiqué le professeur Ntumba Luaba.

Il a soutenu qu’il n’a jamais accepté l’expression selon laquelle » derrière un grand homme, il y a toujours une grande femme », indiquant qu’il préfère l’expression  » à côté d’un grand homme, il y a toujours une grande femme ».

Il a en outre évoqué le fait que plus ou moins 27 femmes occupent des postes importants dans le gouvernement actuel de la RDC, et en plus la nomination par le Président de la République, pour la première fois dans l’histoire de la RDC, d’une femme à la tête de la Banque centrale du Congo, depuis sa création.

Il a indiqué que cette journée est dédiée aux héroïnes africaines pour leur combat dans la libération de l’Afrique de l’esclavage, de la colonisation, de l’apartheid pour leur contribution à la conquête de la liberté, du développement, de la paix, de la promotion et de l’équité du genre.

Aoua Keita, une militante anticolonialiste

Aoua Keita, une sage-femme, militante anticolonialiste, femme politique malienne, née le 12 juillet 1912 à Bamako et morte le 7 mai 1980 à Bamako au Mali, va se faire remarquer en 1963 dès la création de l’Union africaine parce qu’elle va militer pour la création de l’Union des femmes de l’Afrique de l’ouest.

Plus tard, elle va encore organiser une réunion à Bamako pour mettre une plateforme des femmes africaines (une association des femmes africaines) qui luttent pour la liberté et l’éducation des femmes.

Elle est une grande figure de l’indépendance, de la liberté, même de la création de l’Union africaine, a souligné M. Ntumba Lwaba.

Des activités réalisées par le Panel RDC-UA

Pour sa part, Mme Julienne Lusenge, responsable du pilier Genre, paix et sécurité, a énuméré quelques réalisations de ses activités menées en collaboration avec le ministère du Genre, famille et enfant.

Il s’agit de la commémoration de la journée du 28 mai sur la gestion d’hygiène menstruelle, de la conférence et du Forum génération égalité tenus respectivement le 10 juin à Kinshasa et du 30 juin au 2 juillet à Paris.

Elle a fait savoir que dans le cadre de la durabilité des différentes activités précitées seront, dans les semaines qui suivent, suivis d’une série d’activités à savoir : la réalisation avec l’appui de Thé Open Société initiative for Southern Africa (OSISA) de l’intégration de la Journée internationale de la femme africaine sur le portail des femmes à la semaine de l’Afrique qu’organise l’UNESCO, qui va mettre en exergue les réalisations des femmes dans les domaines de la science, culture ( art, littérature, artisanat) et autres.

Il est aussi prévu, selon Mme Julienne Lusenge, la reconnaissance des femmes ayant excellé dans de la littérature et autres.

Il est prévu également, avec l’appui d’OSISA, une formation des femmes médiatrices, un des objectifs pour faire participer les femmes au processus de la paix sur le continent africain.

La question sur la gestion de l’hygiène menstruelle des femmes et des jeunes filles  et une étude sur les causes d’inégalités d’accès aux kits de dignité seront également à l’ordre du jour. ACP / ZNG/Cfm