Des personnalités panafricaines primées pour leurs distinctions dans différents domaines

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Kinshasa, 1er août 2021 (ACP).- Le ministère du genre, famille et enfant en partenariat avec Ipas, sous le mandat du chef de l’État à la tête de l’Union africaine, a décerné samedi dernier à l’hôtel  Rotana dans la commune de la Gombe des trophées à des personnalités panafricaines parmi lesquelles figurent 9 femmes et un homme qui se sont distingués dans différents domaines de la vie professionnelle.

Elles ont été reconnues les unes aux côtés des autres notamment pour les services loyaux qu’elles ont rendus à leurs nations, pour leur combat dans la lutte contre les violences sexuelles de tout genre, la santé reproductrice des femmes ainsi que pour être des modèles incarnés du vrai leadership.

Il s’agit notamment de la première dame de la RDC, Denise Nyakeru Tshisekedi, responsable de la prévoyance sexuelle liée aux conflits,  Antoinette Sasou Ngweso, l’épouse du président Denis Sasou Ngweso du Congo Brazzaville, initiatrice en 2007 de la «Mission des premières dames d’Afrique pour la paix (MIPREDA)», Catherine Samba-Panza, la maire de Bangui depuis 2011, Ellen Johnson Sirleaf, économiste formée aux USA, élue en 2005 comme première femme à la tête du Liberia, Mme Sahle-work Zewde, diplomate et femme d’Etat éthiopienne, Samia Suluhu Hassan, Marthe Kasalu Tshisekedi, Thérèse Kipongozi, Colette Mata Ngonsenganya ainsi que Mr Bienvenu Kingudi Mungul Kudia, avocat général près de la haute cour militaire, ce dernier a beaucoup milité pour l’adoption du protocole de Maputo.

La ministre du genre famille et enfants, Gisèle Ndaya Luseba a, au cours de cette cérémonie de remise des trophées qui a coïncidé avec la commémoration du 59 ème anniversaire de la journée panafricaine, encouragé ces femmes à se sentir dignes d’être des africaines.

Elle a souligné par ailleurs qu’une amélioration sensible a été observée dans plusieurs Etats africains en général et la République Démocratique du Congo en particulier, pour avoir mis en place des instruments juridiques pour apporter une protection certaine à la gente féminine.

La patronne du genre a saisi cette opportunité pour rendre des vifs hommages à toutes les entités étatiques venues de différents coins du continent, naturellement à celles de la RDC, réitérant son engagement au chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi.

«C’est pour moi ici l’opportunité de soutenir le programme du chef de l’État pour l’autonomisation des femmes, la promotion de l’égalité des sexes, l’élimination de toute forme des violences et des discriminations à leurs égards afin d’être en mesure de répondre à leurs besoins. C’est d’ailleurs la motivation à la base de la première conférence panafricaine des femmes qui s’est tenue à Dar es-Salam en Tanzanie pour unir les femmes d’Afrique dans la lutte pour une société égalitaire», a soutenu la ministre du genre.

Pour sa part, le président de l’iPas, Dr Jean Claude Mulunda, a appelé au soutien de toutes les personnalités de la RDC, à la mise en place d’un leadership politique engagé et efficace, au respect des textes favorables aux droits de la femme de manière globale, incluant le droit à sa santé sexuelle et reproductive.

«Si nous avons la possibilité de transformer les normes sociales et de maintenir les normes politiques à travers la masculinité positive et d’autres stratégies d’amélioration, Si nous pouvons améliorer la connaissance et le pouvoir de la femme elle-même afin de pouvoir prendre des décisions qui sont favorables pour sa santé, son éducation et sa protection, l’accès à la prise en charge des avortements sécurisés, la femme pourra ainsi, user de son pouvoir, de ses capacités, ses choix pour son bien-être», a évoqué le président de l’Ipas.

Elle sera en mesure de contribuer de cette manière au développement de son pays a-t-il poursuivi avant de saluer l’engagement du gouvernement congolais, du ministère du genre, de la société civile, des agents de Nations Unies et des ONG internationales qui travaillent pour faire avancer le pouvoir, les capacités de la femme à prendre des décisions en faveur de sa santé.

«Il est possible pour la RDC de se développer si nous investissons davantage dans la jeune fille et la femme», a noté le Dr Mulunda.

Il y a lieu de rappeler que chaque 31 juillet, l’Afrique célèbre la journée panafricaine des femmes qui a été promulguée par les Nations Unies, officiellement consacrée par le «Congrès panafricaine des femmes» ayant ouvert la voie à la reconnaissance des droits et du rôle que la femme doit jouer dans la société.

ACP/CL/NKV