Les médecins du secteur public de la RDC suspendent leur mouvement de grève

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Kinshasa, 1er août 2021 (ACP).- Les deux principaux syndicats des médecins de la RDC, le Synamed (Syndicat national des médecins) et le Syméco (Syndicat  des médecins du Congo), ont annoncé samedi la suspension du mouvement de grève qu’ils ont déclenché depuis le 12 juillet 2021 dans les hôpitaux et structures sanitaires de l’Etat sur toute l’étendue du pays.

Cette décision a été prise au cours de leurs assemblées générales et conseils provinciaux tenus du mercredi 28 au vendredi 30 Juillet 2021 afin d’examiner toutes les propositions du gouvernement dans le cadre des négociations ouvertes autour des revendications reprises dans leur cahier des charges. Les médecins font savoir dans leur communiqué que ces revendications ont été rencontrées. Ainsi, ils appellent le banc syndical des médecins à endosser toutes les propositions qui leur ont été faites dans un accord formel que vont signer les deux parties.

« Les médecins des services publics de l’Etat membres du SYNAMED asbl et du SYMECO ont pris acte de toutes ces propositions faites par le gouvernement de la République tant sur le plan administratif que sur le plan pécuniaire  et  demandent au banc syndical des médecins de les endosser dans un accord formel avec le gouvernement de la République. Tenant compte de la volonté du gouvernement de la République de continuer à rencontrer toutes les revendications reprises dans leur cahier des charges et soucieux de soulager la souffrance de notre population. Les médecins des services publics de l’Etat membres du SYNAMED ASBL et du SYMECO ont décidé de suspendre la grève dès la signature formelle de l’accord entre le banc gouvernemental et le banc syndical des médecins », précise le communiqué des médecins.

Sur le plan administratif, il s’agit notamment de la promotion aux grades, de l’admission sous statut et de la mécanisation ainsi que de la continuité de l’alignement à la prime de risque professionnel des médecins non primés.

S’agissant du volet pécuniaire, les médecins ont noté que, pour la prime de risque professionnel, le gouvernement de la République a accepté de corriger en deux paliers l’injustice dont ils sont victimes depuis 2018 par rapport au taux de référence consacré. Quant aux indemnités de transport et de logement, ils ont noté que le gouvernement a accepté de les intégrer dans le budget 2022 et enfin, disent les médecins, l’IPR (impôt professionnel sur les revenus)  étant institué par une loi, la révision de son taux ou sa suppression ne peut être discutée qu’au Parlement, autorité budgétaire.

ACP/CL/NKV