Pose de la première pierre de construction des auditoires polyvalents à l’UNIKIN

0
140

Kinshasa, 10 août 2021 (ACP).- Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Muhindo Nzangi a procédé, lundi à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), à la pose de la première pierre de construction d’un bâtiment devant abriter quatre auditoires polyvalents en vue de renforcer la capacité d’accueil des étudiants de cette alma mater.

Le ministre de l’ESU a confié la construction de cet ouvrage, qui abritera également des bureaux des professeurs et d’autres installations, à la nouvelle équipe de l’Intendance générale de l’ESU mise sur pied le mois dernier, sur fonds propre relevant   de «l’effort de construction de 20 USD (vingt dollars Us) par étudiant», sous la supervision du comité de gestion de l’UNIKIN.

 Il a insisté sur la nécessité d’associer la main-d’œuvre estudiantine  aux  travaux des ateliers de l’Intendance générale de l’ESU.

Cet élan de construction des infrastructures modernes commencé à l’UNIKIN, a-t-il soulevé, devra se poursuivre dans tous les établissements de l’ESU du pays, en dehors de l’apport du Chef de l’Etat et du gouvernement dans ce secteur, dont la réhabilitation des homes de l’UNIKIN a été un signal fort.

Tour à tour, le recteur de l’UNIKIN, le Pr Daniel Ngoma–Ya-Nzuzi, le secrétaire général académique, le Pr Eustache Banza Nsomwe et le directeur général de l’Intendance générale de l’ESU, Philippe Gauthier, ont évoqué la collaboration qui doit être entre eux, afin d’aboutir à la construction ce bâtiment moderne.

Dès sa prise de fonction, le ministre de l’ESU avait demandé à chaque établissement de créer un nouveau compte bancaire spécial pour loger ces «fonds de l’effort de construction», rappelle-t-on.

Organisation, du 6 au 10 septembre 2021, des états généraux de l’ESU à Lubumbashi

Par ailleurs, le ministre Muhindo Nzangi a annoncé à l’UNIKIN l’organisation des états généraux de l’Enseignement supérieur et universitaire, du 6 au 10 septembre 2021 à Lubumbashi.

Il sera question au cours de ces assises, a-t-il indiqué de redéfinir, de requalifier et de réfléchir en profondeur sur le système éducatif congolais, en vue de former un capital humain capable de transformer et de répondre aux besoins de la société.

Ces assises devront aussi capitaliser les différentes réformes annoncées dans la loi-cadre du 11 févier 2014, afin de les faire aboutir à  l’effectivité de système de Bologne «Licence-Master-Doctorat» (LMD) dans tous les établissements de l’ESU, dès l’année académique prochaine.

Il a aussi évoqué la nécessité de numérisation de tous les services universitaires en quittant le système archaïque dans la gestion de l’université, l’enseignement pour sa visibilité et sa compétitivité dans les standards internationaux.

Il sera aussi question de parler de la nécessité de l’amélioration de conditions de vie du personnel académique, administratif et ouvrier de l’ESU et de transport des étudiants à partir de la carte biométrique sur laquelle le gouvernement se penche déjà.

Par ailleurs, le ministre de l’ESU a réaffirmé sa détermination à donner à l’université congolaise sa lettre de noblesse et à lutter contre les antivaleurs dans les milieux universitaires en promouvant les valeurs positives dignes d’un universitaire.

Les états généraux devront aussi se pencher sur le problème relatif au respect du calendrier académique, de la charge horaire des enseignants et d’accélérer les cours même avec le système modulaire pour éviter les longues années académiques. ACP/Zng/Fmb/Thd