Sept exploitants artisanaux forestiers formés à l’élaboration des 7 plans d’affaires à Mbandaka

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Kinshasa, 15 août 2021 (ACP).- Le Réseau des Populations Autochtones et Locales pour la gestion durable des Ecosystèmes Forestiers de la RDC (REPALEF-RDC), a formé  au mois de juillet  dernier à Mbandaka, chef-lieu de la province  de l’Equateur, sept  exploitants artisanaux forestiers à l’élaboration des sept (7) plans d’affaires, avec l’appui de la FAO-Union-Européenne (UE), à travers son programme pour l’application des règlementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux (FLEGT) en collaboration avec PIREDD Equateur.  Cette déclaration a été faite à l’ACP, samedi, par Raphael Mboyo Bikopo,  chef du projet « CPELFC » sur l’exploitation artisanale légale et durable du bois.

Cette formation qui s’est déroulée du 11 au 15 juillet 2021 dans la salle de réunion de l’auberge Béni, s’inscrit dans le cadre de  la mise en œuvre du projet intitulé : «Contribution à la promotion de l’exploitation artisanale légale et durable dans les Concessions forestières des communautés locales (CFCL) pilotes, sous la gestion des populations autochtones dans les territoires de Bikoro et d’Ingende, dans la province de l’Equateur».

Le  REPALEF-RDC a reçu,  pour  ce projet , de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture  (FAO), dans le cadre de son Programme FAO-UE FLEGT, un financement d’un montant total  de l’ordre de 65,945 USD pour une durée de 10 mois.  

Dans ce cadre, le REPALEF avait  accompagné des CFCL pilotes sous sa gestion dans ces deux territoires,   dans une  mission   au cours de laquelle  les cinq exploitants artisanaux ont été outillés.

Selon Raphael Mboyo Bikopo, le but de la mission consistait à aider les 5 exploitants forestiers artisanaux de première catégorie, membres de l’Association des exploitants forestiers à rédiger des plans d’affaires afin de maximiser leurs chances de réussite.

 A ce jour, s’est- il réjoui, les 7 exploitants artisanaux  aguerris disposent chacun d’une stratégie pertinente et crédible, avec des informations fiables  pour leurs petites entreprises ou établissements de production susceptibles d’anticiper sur les situations présentes et futures concernant leur métier.

Les sept exploitants sélectionnés par le REPALEF et accompagnés par l’expert Jean Marie Nkanda, une personne ressource identifiée par les organisateurs pour l’élaboration et la finalisation de leurs plans d’affaires,  sont des acquis que les récipiendaires  utiliseront pendant 3 ans minimum.

Pendant la mise en œuvre du projet en général, a affirmé le chef du projet,  40 personnes dont 30 exploitants artisanaux forestiers et 10 inspecteurs forestiers ont, par ailleurs, été formés sur les thèmes  liés à la législation forestière artisanale et  aux normes d’exploitation forestière ainsi qu’au renforcement des capacités des inspecteurs forestiers dans leurs missions de contrôle et d’inspection forestière.

Quant à l’objectif du projet, il consistait, de manière générale, à permettre aux services étatiques à contribuer à l’objectif en lien avec les priorités du Programme FAO-UE FLEGT. Il s’agit d’inciter les exploitants forestiers artisanaux, les décideurs et les gestionnaires de la ressource, à opérer dans la légalité et le respect des normes et règles d’exploitation des forêts en général et des CFCL en particulier.

De manière spécifique, le projet visait à  promouvoir l’exploitation légale et durable des terroirs occupés par les populations autochtones (PA) dans les territoires de Bikoro et d’Ingende.

Privilégier  le travail basé sur  la légalité

Les  participants à l’atelier de clôture dudit projet tenu en juillet dernier, ont recommandé respectivement  à l’endroit   des exploitants,  au Projet et au REPALEF de s’approprier  les enseignements reçus en privilégiant  le travail basé sur la légalité et d’organiser les missions de suivi et d’évaluation dans le CFCL, de mettre en place et d’organiser le cadre d’échanges entre exploitants, l’administration forestière et le gouvernement provincial. Ils ont également enjoint le REPALEF d’identifier davantage les personnes à former et de faire le plaidoyer pour que le projet  s’étende aussi vers le territoire de Bolomba.

La mission  était composée de trois personnes en l’occurrence, le chef du projet CPELFC, Raphael Mboyo Bikopo, le Point Focal REPALEF Equateur, Samuel Bopio  et  Jean-Marie Nkanda, personne ressource pour l’accompagnement dans l’élaboration de 5 plans d’affaires. ACP/CL/Awa