Consternation de l’UNPC/Ituri suite au meurtre du journaliste Joël Musavuli du territoire de Mambasa

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Bunia, 15 Août 2021 (ACP).- L’Union nationale de la presse congolaise (UNPC) section de la province de l’Ituri, exprime sa  consternation suite au meurtre du journaliste Joël Musavuli et  directeur de la radiotélévision communautaire Babombi (RTCB), émettant dans la localité de Bakayoko en territoire de Mambasa, dans un communiqué de presse parvenu à l’ACP.

« Des informations à notre possession renseignent que cet assassinat a eu lieu dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 Août 2021, au village Kenya, près de Lwemba à plus de 250km de la ville de Bunia où il exerçait les travaux champêtres avec son épouse, rapporte la source », renseigne ce communiqué.

Et d’ajouter : « les mêmes sources précisent que notre confrère a été poignardé par les inconnus dans son domicile vers une heure du matin et s’en était mort sur-le-champ et son épouse a été évacuée dans une structure sanitaire de Lwemba pour les soins appropriés« .

En novembre 2019 rappelle l’UNPC/Ituri, un autre journaliste répondant au nom de Papy Mahamba, présentateur du journal en lingala à la radio communautaire de Lwemba qui était très engagé dans les activités de riposte contre la Maladie à virus Ebola (MVE), a été froidement tué pendant qu’il rentrait chez lui.

Dans la même foulée la  femme du journaliste Papy Mahamba a été blessée et sa maison brûlée par ses bourreaux.

L’UNPC/Ituri souligne que Mambasa devient l’un de  territoires où la liberté de la presse est presqu’au point mort parce que relève cette autorité d’autorégulation des professionnels de médias plusieurs journalistes de cette partie de l’Ituri en général et principalement ceux qui travaillent dans la chefferie de Babila Babombi subissent quotidiennement des menaces de mort se traduisant par   d’interpellations émanant des services de sécurité à l’égard des uns et de menaces par les inconnus.

Elle donne pour preuve le cas patent de deux(2) journalistes qui ont subi récemment de menaces juste pour avoir diffusé une déclaration de l’Ong des Droits-Humains CRDH faisant état d’un cachot clandestin qui existerait au camp militaire de Byakato.

En plus du territoire de Mambasa l’UNPC/Ituri a notifié d’autres entraves à la liberté de presse entre autres; menaces de mort de deux (2) journalistes de la Radio Canal Révélation(RCR) émettant à Bunia, torture d’un journaliste de la commune rurale de Mongwalu, menace de mort sur un autre journaliste de la même entité pour avoir dénoncé les tracasseries sur l’axe routier Iga barrière-Mongwalu.

Dans le but de garantir la liberté de presse dans cette province l’UNPC/Ituri a formulé plusieurs recommandations aux opérateurs sécuritaires, au gouvernorat militaire, aux ONG des droits humains et aux journalistes.

Aux opérateurs sécuritaires en général; d’ouvrir des enquêtes sérieuses pouvant aboutir à l’arrestation des auteurs tant matériels et intellectuels de l’assassinat du confrère Joël Musavuli et sa tendre épouse, au gouverneur militaire d’attirer une attention particulière sur la situation de journaliste de son entité conformément à la demande de l’UNPC/Ituri contenue dans son cahier de charge, aux ONG des droits humains de focaliser leur regard vers l’Ituri où les journalistes sont en danger et aux journalistes de faire preuve de prudence et d’exercer leur métier en professionnalisme suivant le code d’éthique et déontologie du journaliste congolais. ACP/CL/Awa