Le Premier ministre salue la reddition de plus de 3.500 miliciens dans les provinces sous état de siège

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Kinshasa, 15 août 2021 (ACP).- Le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a salué, au cours d’une interview accordée jeudi à la presse étrangère, dans le cadre des 100 jours de son gouvernement, la reddition de plus de 3.500 miliciens  enregistrée dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, depuis l’instauration de l’état de siège ,le 6 mai 2021, par le Président Félix Tshisekedi.

«C’est ça d’abord le chiffre que je peux donner et ça, c’était il y a dix jours, et c’est évolutif. Maintenant, il ne faut pas oublier que nous avons un phénomène assez particulier dans cette zone. Nous faisons face à du terrorisme. Nous avons des forces négatives importées d’ailleurs, d’autres pays», a-t-il souligné.

Pour le Premier ministre, la RDC est appelée à s’attaquer à ces terroristes, qui viennent notamment de l’Ouganda, avec la plus grande énergie pour les éradiquer complètement.

Il a également fait savoir qu’outre ces redditions obtenues sous la pression des Forces armées de la RDC (FARDC), il y a des localités qui ont été récupérées et des artères nettoyées.

«Nous disons que nous avons des avancées, parce qu’il y a d’abord des localités sur lesquelles l’autorité de l’État avait été mise à mal, nous n’avions plus notre place là-bas, nous les avons récupérées. Il y a des routes qui n’étaient plus praticables se sont arrêtés  parce qu’il y avait des barrages, des coupeurs de routes.», a-t-il ajouté.

La partie orientale de la RDC, rappelle-t-on,  est confrontée à des violences depuis près de 25 ans.

Quelque 120 groupes armés d’importance diverse y ont été répertoriés, d’après le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST).

Du programme économique négocié avec le FMI

Par ailleurs, le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, s’est dit satisfait d’avoir obtenu le financement du programme économique que la RDC a négocié avec le Fonds Monétaire International (FMI).«Lorsque l’on fait un comparatif sur ce qui était attendu, on a non seulement doublé, du point de vue des attentes, des recettes que nous devions avoir, mais nous avons pu, à partir du moment où nous sommes restés en phase avec notre pacte de stabilité et notre cadre macro-économique, entrer dans le fameux programme qui était attendu avec le Fonds Monétaire International. Programme attendu depuis plus d’une dizaine d’années. Pour moi, ce sont des indicateurs clairs», a-t-il affirmé.C’est par la discipline, la rigueur et la bonne gouvernance dans la manière de travailler que le gouvernement  a pu convaincre cette institution de Bretton Woods, a-t-il dit, ajoutant en outre qu’il travaille pour assainir le système de taxation, afin de faire baisser les prix des produits de première nécessité, surtout ceux des surgelés, afin d’améliorer   le panier de la ménagère.A travers l’accord approuvé, rappelle-t-on, le FMI va appuyer le programme de relance mis en place par le gouvernement, un programme d’ambitieux, mais réaliste, selon le FMI,  et qui vise la promotion d’une croissance économique robuste et durable.« Le conseil d’administration du FMI a approuvé un accord au titre de la FEC de 1.066 millions de DTS (environ 1,52 milliard de dollars EU) pour la RDC. L’approbation de l’accord au titre de la FEC permet le décaissement immédiat d’environ 216,9 millions de dollars EU, pour renforcer les réserves internationales», a indiqué Sama Lukonde.

Des acteurs miniers et le code sectoriel révisé en 2018

Le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a également demandé, au cours de son interview, aux acteurs miniers de s’adapter au Code minier révisé en 2018.

 «Je vais plutôt parler d’une régularisation, c’est plutôt de ça dont il faudrait parler. Nous avons eu un code minier, en 2001. On a évolué et puis finalement, il fallait faire une évaluation… Finalement, ce n’est qu’en 2018 que le code a été revu. Et aujourd’hui, c’est une adaptation à faire, simplement», a-t-il fait savoir.

Le Code minier a été révisé et la RDC ne demande aux opérateurs miniers qu’à s’adapter, en lieu et place d’une quelconque « révisitation », pour tirer profit des cours qui ont véritablement augmenté, a conclu le Premier ministre. ACP/CL/Awa