Plaidoyer pour  la création d’un cadre de concertation des humanitaires congolais

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Kinshasa, 20 aout 2021 (ACP).- Quelques jeunes kinois œuvrant  dans le secteur de l’humanitaire, réunis vendredi au centre Likemo dans la commune de Bandalungwa  pour commémorerez la Journée internationale de l’aide humanitaire célébrée le 19 aout de chaque année, ont cogité autour des voies et moyens permettant la mise sur pied d’un cadre de concertation en faveur des opérateurs congolais de ce domaine.

Dogi Essabe Fimwana représentant l’association humanitaire « Cri des mères » et membre de l’ONG « Lisanga », a, en tant qu’initiateur de ce projet, estimé que seuls la mutualisation des forces et le travail en synergie, peuvent renforcer l’impact et accroitre l’influence des actions humanitaires locales sur les populations vulnérables habituées à être servies par des ONG internationales.

Pour lui, cette rencontre est le lieu de se dire toutes les vérités sur ce qui bloque l’avancement de cette catégorie d’acteurs sociaux, et de trouver des solutions idoines à cette problématique.

Handicaps dans l’engagement des humanitaires locaux

Les autres participants ont, dans leurs différentes interventions, relevé notamment le manque  d’appui financier, d’initiative  et de sérieux dans la réalisation des actions humanitaires ainsi que la recherche du gain facile, comme  handicaps dans l’engagement des humanitaires locaux. Ils ont également salué  ces assises organisées par « Cri des mères » en collaboration avec le centre LIKEMO, avant d’émettre,  le vœu de voir l’aboutissement heureux de ce projet.

Le directeur de ce centre, Roger Katembwe a expliqué à ses hôtes que le sigle « LIKEMO » tiré  du lingala « Libota (famille), Kelasi (école) et Mosala (travail) traduit le rôle  du centre dans l’accompagnement et l’encadrement des enfants en situation de rue aussi bien que dans leur réinsertion en familles et leur autonomisation à travers l’exercice des activités génératrices des recettes.

Il les a, en outre, conseillé d’user beaucoup de la patience et de se resserrer les coudes afin de bien réussir dans cette carrière bénévole, avant  de souligner que la COVI-19 qui pousse les gens à se regarder en chiens de faïence par peur de contamination, doit être considérée comme une opportunité pour aller de l’avant dans tout ce qu’on entreprend.

ACP/Fng/Cfm/Nig