Elaboration d’une feuille de route pour le suivi des engagements de lutte contre l’apatridie en RDC

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Kinshasa,  22 août 2021 (ACP).- Les délégués des institutions ont élaboré une feuille  de route pour le suivi de la mise en œuvre des engagements de lutte contre l’apatridie en RDC, au cours d’un atelier d’information et de renforcement des capacités sur les engagements de la RDC pour l’éradication de l’apatridie tenu vendredi, à Béatrice Hôtel.

Ces assises ont fixé les objectifs stratégiques,  notamment veiller au respect des cadres juridiques, politiques et institutionnels régissant l’éradication de l’apatridie et renforcer les systèmes de gestion des données pour une réponse efficace aux défis de l’apatridie.

Cet atelier a souligné également l’objectif de développer des mécanismes stratégiques et opérationnels de suivi et d’évaluation sur l’apatridie et de garantir l’accès à la preuve de l’identité juridique, notamment les actes de naissances et les documents attestant la nationalité.

Les participants ont réfléchi également sur l’adhésion de la RDC aux Conventions des Nations Unies sur le statut des apatrides et la réduction des cas d’apatridie en tant que premier engagement.

Pour le coordonnateur du  Mécanisme national de coordination de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs  (MNC CIRGL) en RDC, Kakese Vinalu, la République Démocratique du Congo  a pris les engagements lors du sommet des Chefs d’Etat de la région des Grands Lacs, notamment l’adhésion aux conventions de 1954 et de 1961 relatives à l’apatridie, l’harmonisation du cadre légal, l’amélioration des données qualitatives et quantitatives sur l’apatridie, la réforme de son système d’État civil et de production des statistiques vitales.

Elle s’est également  engagée, a-t-il poursuivi, à la prise d’initiatives telles qu’identifier les cas d’apatridie et les personnes à risque d’apatridie, l’institutionnalisation de la collecte des données sur les apatrides et personnes à risque d’apatridies, la prévention de l’apatridie par la mise en place de mécanismes nationaux relatifs à l’enregistrement des faits d’état civil et à la délivrance des documents d’identité nationale,  l’harmonisation de son cadre légal conformément aux prescrits des conventions suscitées et assurer le respect des standards et principes d’action internationale en matière de nationalité et de prévention de l’apatridie.

« Cette feuille de route s’aligne à la vision du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et à son appel sur les réflexions profondes dans le cadre des réformes des lois sur la nationalité, soutenue par Mme la ministre de la Justice Rose Mutombo », a-t-il dit, avant d’affirmer que cette feuille de route constitue une boussole dans la mise en œuvre des engagements.

M Kakese Vinalu a aussi, laissé entendre que régler les questions relatives à la nationalité est un avantage aussi bien pour l’Etat que pour l’individu, expliquant de ce fait que les guerres et conflits identitaires retardent le développement d’un Etat.

Tout en faisant remarquer que l’apatridie est une question qui concerne tous, le coordonnateur du MNC CIRGL a appelé les Congolais à poser des actes concourant à la prévention et l’éradication de ce fléau dans l’exercice de leur profession.

« Le droit à la nationalité est un droit fondamental à tout être humain », a insisté le coordonnateur du Comité technique interinstitutionnel de lutte contre l’apatridie (CTLA), Jean-Raphaël Liema, avant de souligner que l’apatridie est une réalité vivante causée notamment, par les conflits négatifs  entre les lois sur la nationalité, la discrimination législative et la mauvaise gouvernance des faits d’état civil.

L’assistant du représentant adjoint en charge de la protection du  Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Pacom Ngome, a laissé entendre que les personnes apatrides vivant en RDC ont besoin d’être protégées, faisant remarquer qu’être sans nationalité est un calvaire et une vie sans voix.

Les parlementaires, les responsables des différentes institutions des droits de l’homme, ainsi que les membres du Gouvernement représentés, ont pris part à cet atelier    organisé par  le MNC/CIRGL, en collaboration avec le CTLA et le HCR. ACP/CL/KJI