Le Président Félix Tshisekedi exige du ministère de l’Environnement, une participation effective de la RDC à la COP26

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Kinshasa, 23 août 2021 (ACP).- Le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a enjoint le ministère de l’Environnement et développement durable de produire, dans un délai raisonnable, une série d’éléments afin de renforcer le programme du Gouvernement dans ce domaine et de permettre une participation effective de la RDC à la COP26 en novembre prochain.

Le Chef de l’Etat a donné ces instructions au cours de la  16ème réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée vendredi dernier, par visioconférence, a indiqué, dans son compte rendu, le ministre de la Communication et médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe.

Selon Patrick Muyaya, le ministère de l’Environnement  est appelé à évaluer le Programme d’« 1 milliard d’arbres à l’horizon 2023 » visant la restauration de trois millions d’hectares et la réduction de la déforestation de 25% pour sauver un million d’hectares. Il doit donc faire une étude approfondie sur l’évaluation de ce projet afin de dégager les avancées concrètes et de formuler des recommandations y afférentes.

Il lui appartient également d’exploiter des mécanismes appropriés pour la levée de fonds en faveur de la RDC, qui regorge l’aspect économique de la politique environnementale.

Le Président de la République a aussi recommandé la tenue d’une réunion technique urgente avec le secrétariat exécutif de cette organisation pour échanger sur les opportunités et conditions d’adhésion de la RDC au Groupe d’Observation de la Terre (GEO).

La RDC est, à cet effet,  appelée à structurer son offre en se dotant d’un tel système à l’instar des autres pays tant qu’il offre des opportunités qui consistent à appuyer les pays membres à se doter des systèmes fiables et à former l’expertise locale pour mieux suivre les catastrophes naturelles, la gestion de l’énergie, le changement climatique et ses impacts, la gestion des écosystèmes ainsi que l’agriculture durable.

La RDC , rappelle-t-on, a pris un engagement ferme de contribuer à l’effort climatique global à travers sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN) à l’Accord de Paris.

Si le délai initial de dépôt était prévu le 31 décembre 2020, une rallonge avait été accordée aux pays jusqu’au 30 juin 2021. Il y a lieu de connaître la situation de la RDC afin de permettre une participation effective du pays aux assises de la COP26.

Pour rencontrer les observations ci-dessus, la vice-Première ministre, ministre de l’Environnement et développement durable a été invitée à prendre des dispositions nécessaires quant à ce.

Au cours d’un atelier organisé en juillet dernier, dans le cadre du projet d’appui à la RDC à travers le readiness  du fonds vert pour  le climat, la       plaidé pour une juste compensation des sacrifices de la RDC en matière climatique.

« Le gouvernement congolais est  conscient aujourd’hui plus qu’hier de sa responsabilité à sauver l’humanité par rapport à ses potentialités environnementales », avait-il dit, ajoutant  que  ces potentialités de la RDC en matière de l’environnement sont reconnues par le monde entier avec plus de 68% des forêts du bassin du Congo qui se trouvent sur son sol, environ 52% des réserves d’eau douce de l’Afrique et 10 % mêmes de ses réserves mondiales, y compris toute la biodiversité.

S’agissant du climat, avait-elle ajouté, la RDC est l’une des réserves mondiales dont les forêts contiennent une capacité de séquestration, donc de dégager l’oxygène nécessaire pour la survie de l’humanité.

Initialement prévue en novembre 2020, la conférence internationale sur le climat COP26 aura  lieu du 1er au 12 novembre 2021 à Glasgow (Écosse) sous la présidence britannique.

La COP26 avait été suspendue jusqu’à nouvel ordre en avril dernier à cause de la crise mondiale engendrée par le coronavirus. Elle devait réunir quelque 30.000 personnes, dont 200 Chefs d’État et de gouvernement. ACP/CL/KJI