Ituri : le ministre de l’ESU annonce l’organisation des états généraux de son secteur à partir du 06 septembre 2021à Lubumbashi

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Bunia, 24 août 2021 (ACP).- Le ministre de l’ESU, Muhindo Nzangi a annoncé l’organisation à partir du 06 septembre 2021 à Lubumbashi, dans la province du Haut Katanga, des états généraux de son secteur afin d’apporter de réformes nécessaires pour son assainissement, lors de son séjour dans la ville de Bunia.

Il a, par la même occasion, émis le vœu de voir la réforme «Licence master et doctorat» (LMD) entrer en vigueur dès l’année académique 2021-2022, dans le but, a-t-il dit, de permettre aux étudiants congolais qui partent à l’extérieur d’être au même diapason avec d’autres universités.

Muhindo Nzangi a expliqué qu’au cours de cette messe scientifique, plusieurs questions seront débattues, entre autres l’assainissement du secteur de l’ESU où il y a du désordre avec des établissements qui se créent çà et là en dehors de normes.

Pour sonner le glas de ce désordre, a-t-il déclaré, son ministère a initié une mission d’audit organisationnel et de contrôle de scolarité sur toute l’étendue de la République.

Le rapport d’audit organisationnel, a-t-il poursuivi, va aider son ministère à faire un vrai classement des établissements viables et non viables, ajoutant que ce contrôle va aller au-delà des établissements pour toucher la viabilité des facultés dont certaines qui ne sont pas viables seront tout simplement fermées.

A titre illustratif, Muhindo Nzangi a cité le cas de la faculté de médecine de l’Université de Bunia (UNIBU) qui est dépourvue des cliniques universitaires. Son ministère sera dans l’obligation de demander aux étudiants de s’orienter ailleurs où il y a des infrastructures nécessaires si cette situation persistait dans cette faculté.

Adapter la formation à la réalité du terrain

Par ailleurs, Muhindo Nzangi a signifié qu’au cours de ces états généraux de l’ESU, les participants vont réfléchir sur comment adapter la formation reçue dans les universités et instituts supérieurs aux réalités du terrain de chaque province parce que, a-t-il fait savoir, les établissements de l’ESU ne sont pas appelés à former des chômeurs, mais plutôt des élites capables d’apporter des solutions aux problèmes qui se posent dans leurs milieux respectifs.

Pour lui, il est question de recalibrer pour qu’au finish les établissements de son secteur puissent produire le nombre des diplômes, notamment en droit, en économie, en médecine suivant les besoins du gouvernement de la République, tandis que d’autres personnes seront orientées vers les options techniques. ACP/Zng/Fmb/Thd/Nng