Lancement à l’ABA du Concours visuel sur la nationalité et la lutte contre l’apatridie

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Kinshasa, 02 septembre 2021 (ACP).- Le Comité technique interinstitutionnel de lutte contre l’apatridie en RDC  (CTLA), en collaboration avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) a lancé, jeudi, le concours visuel sur la nationalité et la lutte contre l’apatridie, au cours d’une session d’information organisée à l’Académie des Beaux-arts (ABA), dans la commune de la Gombe.

Ce concours est placé sous le thème : « Communiquons sur la nationalité et la lutte contre l’Apatridie à travers l’Art». La date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 30 septembre, note-t-on, tandis que la remise de prix est prévue le 4 novembre.

Le secrétaire général académique de l’ABA, Pr Benjamin Kuyena Muzita, tout en remerciant de le CTLA sur le choix porté sur son institution, a soutenu à cette occasion que ce concours engage ses étudiants et  souligné,  en outre, que  les participants ont droit à candidater trois projets visuels et que les ébauches ne seront pas admises.

La nationalité, un concept abstrait

« La preuve par excellence de sa nationalité est le certificat de nationalité », a fait savoir, pour sa part, l’administrateur associé à la Protection du UNHCR, Déo Bitakuya Kamanda, avant d’expliquer que l’apatridie concerne tous.

Il a précisé que seule la loi précise les critères sur la nationalité, notamment appartenir à un groupe ethnique vivant en RDC depuis 1960, avant de  déplorer le fait que  la loi n’éclaircit pas sur les groupes ethniques.

Selon lui, la nationalité est un concept abstrait ayant des soubassements sociologique, juridique et politique, laissant entendre que celle-ci  est un lien sociologique et juridique entre une personne  et un Etat.

« La nationalité est le droit qui permet d’accéder aux autres droits », a-t-il lancé, avant de faire savoir qu’une personne est rattachée à un Etat : la naissance, à travers l’acte de naissance, la résidence, à travers le permis de séjour ou acte de résident, et l’affiliation, à travers l’acte de mariage.

Selon Déo Bitakuya Kamanda, on peut devenir apatride dès la naissance,  après la naissance, ou en cas de succession d’États, faisant remarquer que l’apatridie est temporaire.

Il a souligné qu’il y a la possibilité de naturalisation et expliqué que l’Etat régularise la situation de la personne pour plusieurs raisons,  notamment la volonté de vivre dans cet Etat. Un apatride est une personne qu’aucun État ne considère comme son ressortissant, en application de sa législation, rappelle-t-on. ACP/Zng/nig/Mni