Les-à-côtés : Cotonou ville à motos conduites par les femmes

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Cotonou, 07 septembre 2021 (ACP).- Cotonou, capitale économique du Bénin et siège des institutions, est une ville cosmopolite et portuaire où les motos concurrencent et dépasseraient en nombre même les voitures.

La parité semble être une réalité parmi les conducteurs des motos. Les femmes mariées ou libres s’adonnent à cette activité avec zèle et sans aucun complexe.

Située sur la côte sud du Bénin, en Afrique de l’ouest, Cotonou a une origine liée à l’esclavage (kutonu signifie  »l’embouchure du fleuve de la mort ». Toutes les cultures du Bénin s’y croisent, de tous les horizons des quatre points cardinaux et de toutes les sensibilités, les hommes et femmes de ce pays s’y sont donnés rendez-vous à des époques différentes. Ce territoire, qui porte le nom de Cotonou s’en est enrichi et s’est étalé aujourd’hui sur 72 km2 environ.

La ville en elle-même est toute une mine d’histoire. Elle est située sur le cordon littoral entre le lac Nokoue et l’océan Atlantique. Ses premiers occupants seraient des pêcheurs  »Tor fin Nou », c’est-à-dire, de l’ethnie des personnes sauvées par le cours d’eau.

Au début du 19eme siècle, ce territoire n’était habité que par quelques pêcheurs, dans une zone majoritairement marécageuse sous le contrôle d’Abomey.

En plus du français, on y parle également toutes les autres langues : le Fon, le Yoruba, le Bariba, le Goun, le Mina, l’Adja, le Dindi et le Haoussa.

Grâce à son port autonome et à son marché Dantokpa, Cotonou se place comme une véritable plateforme d’échanges commerciaux, au cœur des échanges de marchandises entre l’Est, le Nigeria et l’Ouest, le Togo mais aussi entre les pays d’Europe et d’Asie et ceux de l’hinterland (Niger, Burkina Faso, Mali). Elle est appuyée dans ce rôle par son réseau routier qui dessert tous ces pays.

La place du souvenir (ex place des martyrs), monument élevé à une dizaine de mètres du sol, montrant trois géants donc une femme armés d’un drapeau, d’une arme à feu et d’un fusil qui rappelle aux Béninois l’attaque du 16 février 1977 par des mercenaires conduits par Bob Denart.

La ville portuaire possède des quartiers aux noms racontant à eux tout seule leur histoire et présentant parfois  le quartier selon ses spécificités ou son positionnement géographique. Une ville cosmopolite avec un syncrétisme religieux épatant où les religions endogènes et celles importées cohabitent pacifiquement et parmi lesquelles le vaudou, qui désigne à l’ancien Dahomey et au Togo les dieux ou les puissances invisibles que les hommes essaient de se concilier, individuellement ou collectivement, pour s’assurer une vie heureuse. (De l’envoyé spécial de l’ACP J’E. NKONGOLO KALALA)