Briefing sur la campagne de sensibilisation au civisme fiscal

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Kinshasa, 14 septembre 2021 (ACP).- Le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya Katembwe, a animé conjointement, mardi, le briefing de presse avec le coordonnateur de la Coordination pour le changement de mentalités (CCM), Jacques Kangundia, autour de la campagne de sensibilisation au civisme fiscal et la gestion responsable des deniers publics.

Dans la partie introductive de son action, le ministre Muyaya a défini  le cadre de cette rencontre qui s’inscrit dans la suite de cette campagne lancée, samedi dernier, par le Président de la République, Félix Antoine TshisekediTshilombo, en vue de rétablir la confiance entre l’Etat et le citoyen, à travers le paiement par ce dernier des impôts, taxes et redevances définies par la loi.

C’est pourquoi, a dit Patrick Muyaya, la particularité de la rencontre de ce jour est la participation des responsables des régies financières en l’occurrence la DGI, la DGRAD, la DGDA et la DGRK.

Prenant la parole, le coordonnateur Kangundia a défini le civisme fiscal comme étant « l’accomplissement volontaire  par les assujettis de leurs obligations fiscale », avant d’affirmer que de façon générale, la mal gouvernance a élu domicile en RDC depuis son accession à l’indépendance , ce qui a généré une crise morale et profonde qui est à la base de la crise multiforme : politique, institutionnelle, sécuritaire, économique, etc.

Cette campagne vise à éveiller l’attention de tous, du plus haut sommet à la base, sur le danger de détournement, la corruption, etc. Il a aussi insisté sur l’importance de rétablir d’abord la confiance, avant que la population se sente motivée à payer ses impôts.

Chacun des représentants des régies financières chargées de collecter les taxes, les impôts et les redevances se sont, tour à tour, exprimé sur leur apport pour contribuer à cette campagne fiscale.

Selon la directeur de la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation (DGRAD),Maguy Nsambi, « la DGRAD est une expérience exclusivement congolaise », a-t-elle expliqué, avant de brosser l’origine de cette régie financière qui contribue à 45% au revenu du Trésor public.

De son côté, le directeur de la Direction générale des douanes et accises, Ernest Kongolo, est revenu sur les missions de cette régie financière.

Ces trois missions dont le premier est fiscal, c’est-à-dire, percevoir des droits et taxes sur l’importation, l’exportation, le transit des marchandises.

La deuxième mission est économique : lorsque l’Etat veut protéger ses entreprises locales, il contraint certains produits venant de l’extérieur de payer de taxes pour éviter toute concurrence. Et la dernière mission est sécuritaire, la douane veille à ce que les marchandises illicites n’entrent pas au pays.

Pour sa part, le directeur en charge de la communication de la Direction générale des impôts (DGI) est revenu sur l’origine de cette régie financière. Dans sa mission, a-t-il dit, celle-ci est appelée à collecter les impôts sur toute l’étendue du territoire national. Ces impôts ne concernent que les entreprises. Pour être contribuable, il faut avoir un numéro d’impôt, a-t-il précisé.

Le directeur générale de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK), Félicien Kuluta, a enfin fait la différence entre les précédentes régies financières et son institution, précisant  que la DGRK est un service public de la ville de Kinshasa dont la mission est de collecter les taxes, impôts et redevances qui sont propres à la ville de Kinshasa. De ce fait, la DGRK prend les impôts de la DGI qui sont destinées à Kinshasa. C’est le cas de l’impôt foncier, l’impôt sur le véhicule, l’Impôt sur le revenu locatif et la taxe spéciale de la circulation routière.

Après les explications des responsables de ces différentes régies financières,  les professionnels de média ont eu droit au jeu de questions- réponses pour plus d’éclaircissements. ACP/