La ministre Cathérine Kathungu Furaha préconise la libéralisation du secteur de droits d’auteurs en RDC

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Kinshasa, 14 septembre 2021 (ACP).- La ministre de la Culture, arts et patrimoine, Cathérine Kathungu Furaha, a proposé, aux Congolais en général et aux artistes et créateurs en particulier, la libéralisation du secteur de droits d’auteurs, en guise de solution pour favoriser l’épanouissement de ce secteur, dans son message, à l’occasion de la Journée africaine du droit d’auteur et de la gestion collective, célébrée le 14 septembre de chaque année.

La ministre a, rassuré tous les artistes congolais que son ministère est décidé à défendre les droits d’auteurs à travers la libéralisation de ce secteur et dans l’accompagnement des créateurs. « J’informe l’opinion publique africaine et congolaise que le ministère de la Culture, arts et patrimoines travaille sur un programme national multisectoriel de réforme structurel et juridique en vue de libéraliser le secteur de perception de gestion des droits d’auteurs et des droits voisins », a-t-elle indiqué.

Elle a également promis de déclencher, à cet effet, un processus de conception et d’études des textes dans la conformité avec les instruments juridiques nationaux que la RDC a ratifié, les artistes étant des opérateurs culturels et économiques voués à une dignité et à la protection de leurs droits d’auteurs et droits voisins.

Une  dynamique gagnant-gagnant de l’industrie culturelle en RDC

En outre, la ministre de la Culture a fait savoir que la RDC entend imprimer une dynamique gagnant-gagnant de l’industrie culturelle afin de promouvoir, les artistes à travers la création des caisses de péréquation, favorisant leur épanouissement social. « Nous allons dans les actions en synergie mettre un terme aux pratiques qui ont découragé les artistes et qui ont semblé occulté plusieurs autres talents de l’art au profit d’une catégorie limitée » a-t-elle déclaré.

Coordonnée par la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (CISAC), la première Journée africaine du droit d’auteur et de la gestion collective adoptée le 14 septembre 2018, a concerné l’importance capitale d’une coordination efficace du droit d’auteur pour assurer la subsistance des créateurs et stimuler la croissance économique.

Plus de 20 organisations de gestion collective membres de la CISAC se sont mobilisés lors de réunions avec les artistes « ambassadeurs », d’ateliers sur le droit d’auteur, de tables rondes, de concerts et de cérémonies.

Le CISAC fait autorité sur toutes les sociétés de gestion collective des droits d’auteurs en Afrique et exclut les sociétés qui ne sont pas en conformité avec les règles rappelle-t-on. ACP/