Barrage de la Renaissance : le vice-Premier ministre Lutundula   échange  avec le président de la Commission de l’UA à Addis-Abeba 

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Kinshasa,15 sept. 2021(ACP).- Le vice-Premier ministre en charge des Affaires étrangères  Christophe Lutundula Apala en séjour depuis mardi, à Addis-Abeba, en Ethiopie, à la tête d’une délégation, a eu une séance de travail, mercredi, au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, avec le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki.

Selon le service de communication du ministère des Affaires étrangères , le vice-Premier ministre Christophe Lutundula Apala a rappelé à son interlocuteur les contacts  que le  Président de la République et président en exercice de l’Union africaine, Félix Tshisekedi, a eus avec ses trois homologues du Soudan, de  l’Ethiopie et d’Egypte  autour de l’agenda relatif à la rencontre des experts de trois pays afin d’élaguer quelques zones d’ombres. Cette rencontre a eu lieu.

Il a remis à son homologue éthiopien, séance tenante, le rapport des travaux réalisés par des experts. « L’approche du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi nous rassure, et est un moyen pour accélérer le processus », a souligné le ministre des Affaires étrangères éthiopien ajoutant que ce  barrage est un porte drapeau pour les Éthiopiens qui souhaitent accélérer le processus sous  le mandat du Président Tshisekedi à la tête de l’Union africaine.

Le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), rappelle-t-on, est une source de tensions entre les trois pays depuis la pose de la première pierre il y a dix ans.

L’Éthiopie affirme que l’énergie hydroélectrique produite par le barrage sera vitale pour répondre aux besoins en énergie de ses 110 millions d’habitants.

L’Égypte, qui dépend du Nil pour environ 97 % de son irrigation et son eau potable, considère le barrage éthiopien comme une menace pour son approvisionnement en eau. Le Soudan craint que ses propres barrages ne soient endommagés si l’Éthiopie procède au remplissage complet du GERD avant qu’un accord ne soit conclu.

La question aujourd’hui  pour  Kinshasa et la Présidence de l’Union africaine,  est de chercher comment mettre les trois parties ensemble et transformer  le grand barrage de la Renaissance  à un outil qui va permettre une intégration régionale.

L’Ethiopie est la première étape de cette mission qui le conduira successivement au Soudan et en Egypte pour relancer le dialogue en vue de trouver des solutions africaines aux problèmes africains. ACP/