Kibassa Maliba au palais d’Elysée pour la préparation du sommet UE-UA 2022

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Kinshasa, 15 septembre 2021 (ACP).- Le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PT-NTIC), Augustin Kibassa Maliba, a été reçu lundi, au palais d’Elysée par le secrétaire d’Etat français en charge de la transition numérique, Cédric O, dans  le cadre de la préparation de la présidence française de l’Union européenne et Union africaine (UE-UA) prévue en 2022, indique un document de PT-NTIC parvenu mercredi à l’ACP.

Selon cette source, la tenue de ce prochain Sommet UE-UA 2022 est placée sous le signe « du renouveau de la relation euro-africaine pour la prochaine décennie ». Elle entend offrir l’opportunité d’un partenariat euro-africain pour un espace partagé de prospérité numérique.

C’est dans ce cadre que les ministres béninois et togolais en charge de l’économie numérique ont également pris part aux échanges visant le marché africain du numérique qui est en plein essor et la relance économique mondiale post-crise qui sera digitale.

Les enjeux de ce sommet, note la source, sont vastes notamment le financement des infrastructures, la réduction de la fracture numérique, la formation des talents, le financement de l’écosystème d’innovation, et la souveraineté numérique.

Ce sommet UE-UA consistera à identifier les éléments de convergence politique pour définir une forte ambition euro-africaine en matière de numérique, sur la base des attentes des gouvernements et des populations africaines.

Sur ce point, il sera question de consolider les coopérations entre les Pays membres de l’Union européenne en tant que communautés, celles des Etats membres de l’Union européenne de manière individuelle, et les pays membres de l’Union africaine qui jadis étaient axées sur les secteurs de l’agriculture, la santé et l’énergie.

Apport du partenariat euro-africain

Par ailleurs, la source indique que ce nouveau partenariat euro-africain devra être structuré en fonction de ce que l’UE peut apporter à ses partenaires africains, en termes de financements, de nouveaux instruments pour garantir les infrastructures numériques de demain.

Il se veut être à la main des acteurs publics et privés africains, en vue de contribuer à une intégration économique plus poussée et inclusive du continent.

Ce partenariat abordera plusieurs thèmes notamment l’accélération de développement de projets d’infrastructures numériques « bancables » ; l’élaboration sur le financement du Congo digital innovation, sécurisation des investissements.

« Pour ce dernier thème, nous avons déjà entrepris avec l’Agence française de développement pour le financement de l’élaboration du plan directeur des infrastructures qui, normalement devrait faire intervenir une expertise française qui devrait travailler avec notre gouvernement », a précisé le ministre de la PT-NTIC.

Selon la même source, le gouvernement congolais a, d’une part, pris la décision des facilités et d’allègements fiscaux aux partenaires locaux et étrangers qui veulent investir dans les infrastructures numériques sous différents partenariats, et d’autre part, le gouvernement aimerait faire une approche stratégique en proposant que de cette alliance naisse des projets pilotes, pour qu’une fois exécutés, donneront des indications et orientations sûres en termes des capitaux à accroitre.

La RDC aujourd’hui se propose d’être un pilote pour les projets de développement du secteur d’infrastructures numériques issues de la coopération.

A en croire le document, ce partenariat soutiendra l’écosystème de l’innovation numérique et les talents africains, en vue de développer des outils financiers pour appuyer les petits entrepreneurs et les start-ups africaines dont l’inclusion économique est essentielle pour numériser le continent ; développer des offres de formation pour les jeunes talents africains.

Le partenariat UE-UA va sécuriser les investissements dans les infrastructures numériques tout en mettant à profit le financement des infrastructures numériques et des start-up africaines pour faciliter le secteur privé avec la mise en œuvre de la ZLECAF.

Selon la source, la RDC, par sa position géostratégique, devrait être l’un des plus grands transitaires des télécommunications et des données numériques du monde, pouvant relier la méditerranée et le Cap de bonne espérance, l’Océan Atlantique et l’Océan Indien.

Par manque d’infrastructures, poursuit la source, la RDC ne sait jouer son rôle de grande envergure et s’avère aujourd’hui victime de la fracture numérique.

La source indique que le ministre Kibassa est déterminé à matérialiser la vision du Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi consistant à faire du numérique, un levier du développement, de croissance économique et du progrès social.  ACP/ODM/GGK/LYS