L’ONG « FMMDK » exhorte les professionnels des médias à l’appropriation de la lutte contre les VSBG

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Kananga, 15 sept. 2021 (ACP).- L’ONG « Femme main dans la main pour le développement du Kasaï (FMMDK) »  a sensibilisé mardi les professionnels des médias à la lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre (VSBG), au cours d’un briefing à leur intention en la salle des réunions de cette structure basée à Kananga, chef-lieu du Kasaï central, a indiqué à la presse, le secrétaire exécutif de cette association, Mme Nathalie Kambala Luse.

Mme Kambala Luse a commencé par expliquer à ses interlocuteurs les sens des termes de référence dont le sexe, le genre, les violences, les violences sexuelles basées sur le genre dans le but de leur faciliter la compréhension ainsi que leur usage.

 « Le viol peut être commis par une ou plusieurs personnes qui prennent de force leurs partenaires sexuels sans leur consentement ou encore à travers l’introduction  de tout objet dans un orifice humain. Pour les agressions sexuelles, il s’agit de tout acte sexuel ou tentative exercée par coercition » a-t-elle renchéri, revenant à titre illustratif, sur les 16 formes d’infractions des VBG. Il s’agit notamment de la mutilation sexuelle, de l’excitation des mineurs à la débauche, de la stérilisation forcée, du mariage précoce et du harcèlement sexuel.

Mme Kambala a mis l’accent sur le fait qu’aucun être humain n’a le droit de porter la main sur autrui en violant ou en forçant la victime à faire quelque chose qu’elle ne veut pas, car ceci constitue une forme de violence qui est sanctionnée par la loi en la matière.

Pour sa part, le président sectionnaire de l’Union nationale de la Presse du Congo (UNPC) pour le Kasaï Central, M. Adely Kabasubabo Nsombamaya, a remercié l’organisatrice de cette activité pour l’initiative et l’amour qu’elle accorde aux professionnels des médias de cette province, avant d’inviter les journalistes à prendre en main leurs responsabilités professionnelles pour lutter contre cette pratique jugée dégradante et humiliante à l’égard de la femme.

Il a, en outre, souligné que la presse du Kasaï Central doit changer et doit faire son travail d’accompagnement des structures féminines correctement en faisant preuve de professionnalisme pour combattre les antivaleurs.

ACP/ODM/GGK/LYS