Sénat : La classe politique congolaise exhortée à dépasser les querelles byzantines

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Kinshasa,15 septembre 2021 (ACP).- Le président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo a appelé mercredi, au Palais du peuple,  la classe politique congolaise à veiller au respect des engagements, à l’esprit de tolérance et à dépasser les querelles byzantines pour se consacrer aux problèmes de santé, des infrastructures ainsi qu’à  des problèmes économiques des populations, dans son discours d’ouverture solennelle de la session ordinaire de septembre 2021.

A l’occasion de l’ouverture de cette session dont la date coïncide avec la célébration, le 15 septembre de chaque année, de la journée internationale de la Démocratie, le Pr Modeste Bahati Lukwebo a rappelé les questions de débats houleux autour de la situation dans  l’Est du pays, de la désignation des membres de la CENI, de la mégestion des entreprises publiques et les résultats de l’Inspection générale des finances, de même que la situation sociale des Congolais.

Il a salué le travail de l’Inspecteir général des finances (IGF) pour combattre la mégestion et la corruption de services de l’État.

Le président de la chambre Haute du Parlement a rendu un vibrant hommage au Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour l’instauration de l’État de siège en Ituri et au Nord-Kivu, avant de saluer son implication pour ramener la paix dans cette partie du pays et de mettre en exergue la bravoure des éléments des FARDC.

Le speaker du Sénat a d’autre part invité les acteurs politiques et sociaux à transcender  leurs divergences afin d’éviter de retarder le processus électoral.

Le gouvernement invité à améliorer le social

Le Pr Modeste Bahati Lukwebo a en outre, recommandé au gouvernement à fournir des efforts pour améliorer la situation sociale du peuple Congolais, soutenant la gratuité de l’enseignement, la relance de l’économie nationale, la formation et la lutte contre le chômage ainsi que la réhabilitation de l’administration publique.

Concernant la gratuité de l’enseignement, il a recommandé la prise en charge de tous les enseignants, alors que l’heure est venue d’en faire l’évaluation.

Il a évoqué la mise à la retraite des fonctionnaires et agents de l’État et la mise en place d’une politique nationale pour une juste rétribution du produit des ressources et recettes nationales.

Le président du Sénat a invité, dans ce cadre, les sénateurs à beaucoup de rationalité pour un vote du budget de l’État, cette session étant budgétaire  pour accroître les recettes de l’État et rompre avec la mauvaise affectation des ressources.

La couverture sanitaire se révèle précaire

La couverture sanitaire en RDC se révèle précaire à cause de l’insuffisance des infrastructures et l’approvisionnement en médicaments, a dit le président du Sénat, invitant le gouvernement à s’atteler au programme de couverture sanitaire.

Tout en proposant la poursuite de la campagne de vaccination contre le Coronavirus, il a encouragé les pharmaciens congolais et médecins a poursuivre des recherches et la prescription du MANACOVID et autres inventions congolaises.

Modeste Bahati a parlé également de la pollution des rivières à Tshikapa et Kasaï, à la suite de l’action des industries minières d’Angola. Il a, à cet effet,  invité le gouvernement à prendre des mesures pour endiguer ce fléau.

Parlant des activités pendant l’inter-session, le président du Sénat a évoqué des audiences accordées aux ambassadeurs et chef des missions diplomatiques accrédités à Kinshasa, avant d’évoquer sa participation à la 5ème  conférence mondiale de Parlement.

Le Sénat étant l’émanation des provinces, Modeste Bahati a saisi cette occasion pour fustiger la faiblesse dans la mobilisation des recettes, le manque d’infrastructures, la pauvreté, la crise récurrente entre les Assemblées provinciales et les gouvernements provinciaux.

Il a saisi cette opportunité pour souligner la nécessité de rétribution de  40% de recettes aux provinces, et d’activer la Caisse nationale de péréquation. Le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso Puanga et le Premier ministre, Jean Michel Samba Lukonde Kyenge notamment,  étaient parmi les invités du Sénat.  ACP/