L’Association des jeunes étudiantes de la RDC lance la 1ère édition du FOREC en faveur du leadership féminin

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Kinshasa, 19 septembre 2021 (ACP).- L’Association des jeunes étudiantes « Si jeunesse savait » a procédé samedi, dans la salle Virunga de l’immeuble Tembe Tembe situé dans la municipalité de Lingwala, au lancement de la 1ère édition du Forum de l’étudiante congolaise (FOREC). Placée sous le thème : « Leadership féminin en milieu estudiantin face aux défis des violences sexuelles basées sur le genre », ce forum a pour objectif de promouvoir le leadership féminin en milieu universitaire, débattre sur les enjeux de l’égalité en vue de la réalisation des objectifs du développement durable.

Dans son mot d’accueil, Mlle Persyade Liandja, représentante nationale du Genre des étudiants de la RDC, a laissé entendre que le forum avait également pour but de promouvoir l’égalité de genre et lutter contre la discrimination et les violences basées sur le genre en milieu estudiantin. A l’en croire ce projet va se pérenniser dans toutes les provinces de la République Démocratique du Congo et de ces assisses sortiront une plateforme chaque délégué par province afin de mener plusieurs campagnes de sensibilisation dans les universités de la République.

Pour sa part, Mme Esther Kamuanya, Directrice adjointe du cabinet de la ministre du Genre, Famille et Enfant (GEFAE) a fait savoir son ministère porte à cœur la question de la jeunesse féminine plus particulièrement celle estudiantine. Selon Mme Esther Kamuanya, la problématique du leadership féminin en RDC, sa participation dans différentes structures et organisations, sont des questions qui poussent le ministère du GEFAE à placer la jeune fille au centre de ses actions.

Quant aux violences basées sur le genre, Mme Esther Kamuanya a souligné que le Ministère du GEFAE avait mis en place plusieurs mécanismes pour mener des actions de lutte contre toute sorte de violences.

S’appuyant sur la constitution dans son article 14 alinéa 2, déterminant la prise de certaines mesures de lutte contre toute forme des violences faites dans la vie publique ou privée, Mme Thérèse a mentionné l’apport du ministère du genre dans la création de l’Agence Nationale chargée sur la violence basée sur la femme et la jeune fille (AVIFEM).

Par ailleurs, ces assises ont connu la participation de plusieurs intervenants et experts dans le domaine du genre et du leadership féminin en RDC.

L’approche genre dans le milieu universitaire…

Dans le premier panel, M. Lombo Sedzo Laddy, professeur d’université, a laissé entendre que l’intégration de l’approche genre dans le projet de développement est une méthode d’intervention pour promouvoir un développement équitable dans la société. Selon lui, la prise en compte de l’égalité de genre est essentielle dans toute intervention de développement pour la réalisation des droits humains.

« Cette prise en compte permettra aux femmes et aux hommes d’avoir un accès égal à l’éducation, d’acquérir une indépendance financière, de partager des responsabilités familiales et d’être libre de toute forme de coercition, intimidation et violences », a martelé le professeur Lombo Laddy.

Pour la coordonnatrice du Programme Voix et Leadership des Femmes (VLP) du Centre Carter, Mme Marie-Joséphine Ntshaykolo, l’approche adoptée dans le projet de collaboration avec la coordination des étudiants en RDC, est celle de mettre l’étudiante au centre de ses préoccupations, et qu’en tant bénéficiaire et actrice de son changement de pouvoir proposer des pistes de solution en vue de son épanouissement dans la société.

La coordonnatrice du programme VLF a rassuré à la jeunesse estudiantine de son accompagnement dans le cadre de plaidoyer et suivi de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de ces assises.

Elle a également fait savoir que l’innovation est placée au centre des objectifs poursuivis par le programme de VLF. Selon les affaires mondiales Canada, Mme Marie-Joséphine Ntshaykolo a précisé que l’innovation est un processus et un état d’esprit. A l’en croire, il s’agit de canaliser un moyen afin de permettre l’adoption de nouvelles solutions ou améliorer au niveau de la base pour obtenir de meilleurs résultats et un plus grand impact au profit des personnes vulnérables, notamment les femmes et les jeunes filles en leur donnant les moyens nécessaires d’agir.

En outre, Mme Marie-Joséphine a encouragé les jeunes filles étudiantes à marquer leur participation dans pareilles occasion en apportant plus de propositions que de questions. « Elles doivent être les premières actrices de leur changement », a-t-elle insisté du haut de la tribune.

Il sied de noter que le projet Voix et Leadership des Femmes est une initiative financée par le Canada et mis en œuvre par le Centre Carter en partenariat avec les OSC féminines congolaises dans 6 Provinces (Kinshasa, Tshopo, Tanganyika, Kasaï-Central, Equateur, et Sud-Kivu).

Le projet vise le renforcement du pouvoir des femmes et filles, et la progression de l’égalité entre les sexes. ACP/C.L/Awa