Guinée : hommage aux victimes des massacres du 28 septembre

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Kinshasa, 29 septembre 2021 (ACP).-  Le peuple guinéen, sous la direction de la Junte au pouvoir, a rendu, mardi 28 septembre à Conakry, ses hommages aux victimes des massacres du 28 septembre 2009 lors d’une manifestation contre la junte du Capitaine Moussa Dadis Camara, ont rapporté mercredi les médias locaux.

Les sources indiquent qu’en Guinée, la date du 28 septembre est devenue symbole. Car, c’est à cette date, en 1958, que le pays a voté pour son indépendance et s’est affranchi de la puissance coloniale française.

C’est aussi à cette date, en 2009, que le stade de Conakry a été le théâtre de l’un des plus importants massacres de l’histoire du pays. Le président de la transition, Mamady Doumbouya, s’y est rendu pour un hommage mardi.

Après s’être recueilli la veille au cimetière de Bambeto, où sont enterrées des dizaines de victimes de la répression du régime d’Alpha Condé, le lieutenant-colonel Mamady Doumbouya a répété le geste au stade du 28 septembre de Conakry.

 L’ONU appelle la Guinée à traduire en justice les coupables des massacres de 2009

 Par ailleurs, la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, Pramila Patten, a appelé mardi les dirigeants militaires guinéens à honorer leur engagement à faire respecter la justice, notamment concernant les massacres de 2009, ont rapporté mercredi les mêmes sources.

« Aujourd’hui marque le 12ème anniversaire du massacre brutal commis à Conakry, en Guinée, au cours duquel au moins 156 personnes ont été tuées ou sont portées disparues, et au moins 109 femmes et filles ont été victimes de violences sexuelles », a fait remarquer Mme Patten.

Elle a déploré qu’en dépit de certains progrès, aucun procès n’ait encore commencé douze ans après ces atrocités.

« Les besoins des victimes de violences sexuelles et d’autres crimes graves restent insatisfaits. Les survivantes continuent à demander justice et réparation, alors qu’elles souffrent de traumatismes physiques et psychologiques encore aggravés par la stigmatisation et le rejet de leur propre famille et de leur propre communauté », a-t-elle affirmé.

ACP/ODM/GGK/LYS/SGB